JURASSIC PARKJurassic Park Genre : Action 1993 ! Les Danois approuvent la ratification du traité de Maastricht, et ceci annon... Comment ça on s’en fout ?... Bon bon OK ! 1993, la célèbre firme britanique Ocean Software (qui sera plus tard rachetée par Infogrames), profite du sillage positif engendré par le franc succès cinématographique de Jurassic Park pour pondre des adaptations vidéoludiques du chef d’œuvre de Steven Spielberg. 1994, ma Super Nes est sous le sapin. Et c’est en sus de Super Mario World livré en bundle, que je constate la présence d’une autre cartouche : celle de Jurassic Park.On dut alors entendre un « bon maman t’es bien gentille, mais moi je voulais Street Fighter II Turbo, donc ton Jurassic Park… ».
Toutefois, la caisse familiale s’annonçait vide pour les 6 prochains mois au minimum…, alors après avoir occis Bowser 40 fois en 3 semaines, il a bien fallu se pencher un peu sur ce choix forcé. Retour donc sur ce jeu qui m’a laissé d’impérissables souvenirs, davantage mauvais que bons d’ailleurs.
Tout le défi de ce test résidera en mes capacités d’inhibition sentimentales à l’égard de cette période bénie, de mes « flashs souvenirs » d’isolement dans la turne accrochée à ce jeu, pour tenter de maintenir une objectivité comme il est de rigueur de le faire.
Il y a quelque part, un inconnu qui ne sait pas quoi faire. Mais ce qu’il doit faire sans le savoir, il doit le faire pour des raisons qu’il ignore. A mes yeux, l’histoire avait un peu ce gout là… d’autant qu’à 10 ans, j’aspirais déjà à ne pas succomber aux phénomènes de « masse », je n’avais donc pas été voir le film. Ayant rectifié cette excentricité par la suite, et à la vue de la maturation de mes structures nerveuses, de l’augmentation de mon « intelligence fluide », des règles de raisonnement logique, de la maîtrise au stade expert de l’activité qu’est la lecture… le voile s’est progressivement dissipé, et un scénario s’est alors dessiné. Enfin, de là à dire qu’il tombe sous le sens, n’exagérons rien non plus…. En effet, le jeu n’affiche pas d’intro, pas de prologue ni quoi que ce soit avant de nous lâcher dans la brousse.Vous commencez votre aventure sous l’arche du parc, et c’est d’une divine voix synthétique venue d’ailleurs que vous discernez un « Welcome to Jurassic Park ».
Vous incarnez Alan Grant, l’archéologue névrosé, héros du film, qui pour l’occasion a décidé de s’aventurer à l’intérieur de l’île sans sa grosse ni les miards.Au début du jeu, Alan ne dispose de rien d’autre que d’un taser (pistolet électrique) et d’un chapeau ridicule… pas de quoi s’amuser très longtemps en somme. Notre acolyte décide donc de se dégourdir un peu les jambes au milieu de cette forêt luxuriante. Mais alors qu’il stationne gentiment aux abords d’un bosquet touffu pour se soulager d’une envie pressante, voila qu’un Vélociraptor surgit à travers les arbres pour tenter de lui dérober son couvre-chef. Là c’est la version fleurie, parce qu’en réalité, vous ne savez strictement pas pourquoi vous êtes là, ni ce que vous devez faire. Au hasard d’un poteau télégraphique néanmoins, les plus perspicaces d’entre vous remarqueront qu’il vous est demandé dans un premier temps de réactiver le générateur de courant du parc. Si je précise « au hasard », c’est parce que tout au long du jeu, ce n’est que par ce biais que vous obtiendrez quelques informations ponctuelles et assez vagues sur les tâches qui vous incombent dans l’immédiat. A aucun moment il n’est fait mention du dessein pour lequel vous oeuvrez, pourquoi vous êtes l’Elu, pourquoi la situation est telle quelle.Ce n’est qu’en explorant progressivement l’île de Nublar, et en accomplissant des objectifs sans parfois même vous en rendre compte, qu’à posteriori vous parviendrez à en déduire un scénario tangible. « Grant est seul sur l’île… la panne de réveil classique quoi… Et malheureusement, ces gros blairs du personnel ont oublié de compter les passagers à bord de l’hélico d’évacuation avant de se barrer. Se rendant compte par la suite de leur erreur, ces mécréants en ont profités pour charger Alan de faire du nettoyage, en gage de condition sinequanone pour revenir le chercher. »Eh ouais, à l’âge de 10 ans j’étais déjà capable d’imaginer une conspiration mondiale orchestrée par les Francs-Maçons en gros… Et puis en réfléchissant un peu, on voit que ça ne colle pas. On se dit qu’il est peu probable qu’il y ait des fils reliés aux poteaux télégraphiques qui traversent l’océan jusqu’au continent pour distiller des messages en morse. On se dit que les messages en morse sont peut-être sonores en réalité, auquel cas ces poteaux télégraphiques sont peut-être des hauts parleurs finalement. Et si ce sont des hauts parleurs, c’est bien que cette équipe de branques est présente sur l’île aussi. Alors on récapitule, on doit parvenir à se tirer de cette île infestée de dinosaures. Il faut donc appeler des secours ça tombe sous le sens. Le générateur électrique ayant disjoncté, il suffit de le réactiver et le tour est joué ! Sied donc ci-dessus la version la plus probable du scénario. En dépit de cela, il subsiste de fortes incohérences. L’absence totale de mise en scène, pour ne pas dire « d’histoire à proprement parler » pose un sérieux problème d’immersion pour le joueur : ce dernier ne sait jamais vraiment ce qu’il fait, et se retrouver devant le fait accompli sans l’avoir cherché peut parfois le laisser pantois.
Pour y voir plus clair néanmoins, voici les 6 objectifs principaux : - Exterminer toute trace de vie dans le bateau. - Accéder au terminal central pour quitter l’île. Finissons sur une note positive en relevant que l’univers du film est assez fidèlement reproduit : l’île de Nublar a la même forme, les complexes à visiter sont ceux où se passent l’action du film, les noms et les photos des membres du personnel sont correctement retranscrits, et vous rencontrerez au cours de votre périple les mêmes espèces de dinosaures que celles sélectionnées dans le long métrage.
Alan, acceptez-vous de prendre votre corps en main pour le meilleur, mais surtout pour le pire ? « Le meilleur et le pire », tels sont les termes qui peuvent qualifier la dichotomie de gameplay proposée sur les deux phases de jeu respectives et très distinctes qui composent, et font la principale originalité de Jurassic Park. Intéressons-nous d’abord au parcours en extérieur. C’est également lors de cette phase que vous êtes le moins épargné par l’hostilité du milieu. Tout d’abord parce que c’est celle qui offre le plus de libertés de mouvements, à vous, mais surtout à vos adversaires. En effet, Alan peut être dirigé à n’importe quel degré de rotation, ses déplacements sont rapides et fluides. Mais réciproquement, les déplacements de dinosaures obéissent aux mêmes avantages. Alan tire devant lui, ce qui implique de devoir coordonner, ajuster, anticiper les déplacements non-linéaire des dinosaures pour pouvoir les aligner dans les plus brefs délais. Acquérir cette dextérité de mouvement demande un petit temps d’adaptation. La tâche se complique par la jonction d’autres caractéristiques propres à cette phase. La largeur d’écran visible n’est pas énorme, ce qui ne facilite pas l’appréhension des meilleurs chemins à suivre, ni la perception des dinosaures à l’avance. De plus, les Vélociraptors ne surgissent des arbres qu’au moment même où vous les longez, sachant que la vue n’est pas suffisamment inclinée pour que vous puissiez les voire à l’avance entre les feuillages. Cela requiert nécessairement une bonne dose de réflexes pour savoir faire face, et faire mouche instantanément. Vous l’aurez donc compris, c’est cette phase en extérieur qui s’annonce la plus corsée. Vous devez sans cesses être sur vos gardes et avancer prudemment. Votre rythme cardiaque restera constamment élevé jusqu’à la retranscription intégrale de l’architecture de la carte sous formes de traces mnésiques dans vos petites têtes pour fixer l’emplacement des pièges et des dinosaures. L’acquisition d’un radar plus tard dans le jeu fera toutefois un peu office de pacemaker en vous indiquant dans un périmètre proche, ennemis et objets. Enfin pour compléter l’immense panel d’actions possibles, sachez qu’Alan peut également sauter, et, outre faire le bonheur d’Ellie Sattler, cette compétence à surtout pour utilité de franchir des obstacles tels des rivières, des clôtures barbelées ou électriques. Alan sait aussi se pencher en avant quand nécessaire, que ce soit pour ramasser des munitions, des soins ou à d’autres fins qui ne nous regardent pas... Quant à moi parfois…, je fais un click droit.
Penchons-nous maintenant sur la seconde forme de gameplay qui prend place lors des visites de complexes. Vous passez alors en vue subjective : vous voyez à travers les yeux d’Alan. Mais Alan c’est un héros, et comme tout héros qui se respecte, il dispose d’organes sensoriels surdéveloppés. Ses globes oculaires sont tellement larges que son champ de vision s’étend même sous la cavité osseuse du contour de l’œil : en somme, il voit comme nous verrions à travers un masque à paintball. Ces complexes s’apparentent pour la plupart à de labyrinthesques dédales. Cette sensation est accentuée par des blackgrounds récurrents qui n’offrent guère de points de repères. Seulement voila, atteindre ces ordinateurs n’est généralement pas une mince affaire. En effet pour cela, vous devez au préalable franchir plusieurs portes également verrouillées électroniquement. Ces portes nécessitent d’avoir en sa possession la carte d’un membre du personnel spécifique. Bien entendu, personne ne vous fera mention du lieu de résidence des cartes (et surtout pas les membres eux-mêmes qui préfèrent vous envoyer des messages inutiles à la place), mais sachez qu’elles sont rarement situées le complexe où se trouve la porte fermée correspondante. C’est donc dans cette mesure notamment que vous êtes perpétuellement amené à visiter et à faire des allez-retours entre chaque bâtiment, ceci nécessitant bien entendu de ressortir en extérieur à chaque fois. Ceci dit, l’essentiel du jeu repose sur ce concept : trouver la carte qui vous permettra d’ouvrir une porte où se trouve la carte qui ouvrira la porte où se trouve une autre carte qui vous permettra d’ouvrir une porte où il y a un ordinateur qui vous permettra d’ouvrir une porte où se trouve une carte, etc…
Vous l’aurez compris, ces phases intra-muros, bien qu’originales, n’ont rien de palpitantes. Et pour accentuer le malaise, la maniabilité y est d’une lourdeur affligeante.Le personnage avance par saccades avec un décalage d’une demi-seconde après pression de touches directionnelles. On a donc un effet de ralenti qui engendre la sensation d’être au volant d’un phacochère shooté à l’éther. Parce qu’en effet, non seulement les dinosaures ne pullulent pas dans les complexes, mais de plus, ils sont d’une débilité sans commune mesure. La plupart sont statiques et ne réagissent que lorsque vous vous approchez suffisamment pour leur caresser les fesses ; au mieux, ils se déplacent en exécutant des rondes sur une même ligne. Vous avez alors tout le loisir d’ajuster votre viseur en conséquence… Et quand bien même par le plus grand des hasards vous jouiez sous une perfusion de Whisky et ratiez votre tir… pas de danger, les huitres qui vous font face ont des œillères et ne bougeront pas d’un yotta. Il y a donc un contraste critique entre les deux phases de jeu, et la plus alléchante n’est pas celle qu’on pensait. Opposition de systèmes marquée aussi par le fait qu’en intérieur, les dinosaures ne respawn jamais, à l’inverse des munitions et trousses de soins qui elles, réapparaissent dès que vous quittez le complexe ou changez d’étage.
A là vue de cela, autant dire que les bâtiments deviennent des aires de repos pour le joueur fatigué. Celui-ci pourra dès le début du jeu faire le plein de munitions pour les meilleures armes du jeu, rendant ainsi obsolète 4 des 6 armes siégeantes sur Nublar. Il est certainement à excuser cette vue subjective qui n’en est à l’époque qu’à ses balbutiements. Proposition originale gâchée par sa lenteur, son IA déplorable et une pauvreté graphique avérée, cette dualité de gameplay ne parvient néanmoins pas à casser la linéarité d’un jeu basé sur un concept poussif et désuet.
Un petit tour d’horizon sur le panel impressionnant d’options paramétrables. Elles sont au nombre de… une. Vous pouvez choisir en effet de désactiver la musique, attention louable d’Ocean qui a fait de son combat, une priorité de s’occuper des malheureux joueurs qui auraient perdus la télécommande de leur téléviseur… Dans l’absolu, vous pouvez aussi jouer en stéréo, surround ou en mono. Le must étant de jouer en stéréo en désactivant la musique évidemment. Un système de ranking est également présent… qui bien évidemment n’est pas conservé en cas d’arrêt de la console…Alors on imagine l’utilité : vous êtes 5 potes, vous décidez de vous faire une compétition de Jurassic Park un après-midi ! (le trip d’enfer) Une partie durant environ 5 heures… un mercredi de 25H, ça peut-être sympa… Et puis, le score maximum est de 9999, barre qui s’atteint assez facilement d’ailleurs… alors pour se départager, on jouera à la chaise musicale.
« Eh, mademoiselle, Ocean c’est un voleur ! Il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans ton jeu ! » Ouais, il a pris aussi quelques trous noirs au passage d’ailleurs. Surplus qui engendre une dichotomie sur la qualité des graphismes cette fois, selon que l’on considère les environnements en extérieur ou bien en intérieur. En extérieur, l’ensemble se veut correct, quoi que pour un plan incliné et finalement peu dynamique, on aurait été en droit d’exiger un design plus poussé des environnements. Les textures sont totalement rectilignes et très dépouillées lorsqu’il s’agit de représenter des structures technologiques telles bâtiments, clôtures, ponts.Epuration de rigueur notamment lorsqu’il s’agit d’illustrer la végétation luxuriante : peu de nuances de verts pour l’herbe, feuillages identiques pour les bosquets d’arbres… quand on sait que ces arbres ont été implanté sur au moins 80% de la carte, on ne jubile pas spécialement à chaque nouvel écran. Ce manque de diversités de textures implique l’utilisation d’un panel de couleur assez réduit… c’est bien évidemment le vert qui domine largement l’ensemble.Les couleurs en extérieur son plutôt éclatantes, ce qui, ajouté à l’absence de détails de textures, offre une bonne clarté de jeu.On note par contre un abus concernant les ombres : tous les éléments projettent une ombre, parfois même de façon hors propos (les munitions sur le sol par exemple), et le plus triste dans l’affaire est qu’elles sont très mal produites, avec des points noirs de pixellisation patents qui témoignent des limites précaires du jeu… dommage.
Alan, lui, est bien modelé, sans prise de risques puisqu’à cette distance d’affichage, on ne peut discerner sa face de rat. On peut titiller sur une démarche un peu stéréotypée, un peu « Robocopesque » mais sous cette vue, difficile de proposer mieux sans nuire à la fluidité nécessaire.
Bon OK, ça ne frisait déjà pas le génie artistique dehors, mais attendez de voir la fée du logis embauchée par Ocean…Coup de bluff de l’éditeur qui emprunte le moteur graphique le plus perfectionné qui soit… celui d’Amiga 500, avec un effet de « surpixellisation » omniprésent. « Non madame, ce n’est pas un cactus que vous palpez là, ce sont les… hum… d’un Dilophosaurus, et vous risquez d’avoir des problèmes ! »
Les intérieurs sont majoritairement sombres, mais on a quand même quelques variantes plus éclairées, comme le bleu des murs du Centre des Visiteurs… Mais quoi qu’il en soit, c’est le vide ambiant qui est le mieux retranscrit, et on en arriverait presque à s’émerveiller de la présence d’une table dans le restaurant…
« Chérie, t’as joué toute la journée à la console, demain y’a école tu vas te coucher maintenant ! »« Attend maman, dans 52 heures maxi j’aurais peut-être terminé promis » Well , la durée de vie du jeu dépendra certes un peu de votre sagacité pour ne pas rester bloqué durant des plombes, mais surtout de votre patience et de vos nerfs à accepter de faire des allers-retours pour des clopinettes continuellement.Admettons que lors d’une première partie, un débutant peut mettre entre 6 et 8 heures sans aide pour en venir à bout, tandis qu’un joueur confirmé connaissant la marche à suivre et l’emplacement des cartes doit pouvoir s’en sortir en 4 heures. Venons-en au point qui a certainement créé le plus de polémiques autour du jeu : l’absence de système de sauvegarde ! Pas question de faire de pauses.
La complexité du problème s’étale sous la considération du fait qu’un système de sauvegarde aurait trop grandement simplifié le jeu. Et oui, un jeu non-rejouable en raison de sa monotonie qui se boucle en 8 heures, ça passe mal au prix où coutent les cartouches.Je soupçonne donc Ocean, conscient de ce problème, d’avoir intentionnellement joué sur la médiocre longévité de son titre, en la rallongeant par incitation à l’abandon volontaire du joueur, l’obligeant systématiquement à recommencer. Foncièrement, le jeu affiche un faux niveau de difficulté. Le débutant peut avoir la sensation de s’attaquer à une montagne en un premier temps. 4 vies au départ, rapidement grillées par divers pièges dans lesquels on tombe obligatoirement lors des premiers assauts : mangé par un T-Rex, piétiné par un Tricératops, écrasé par un éboulement, précipité dans le fleuve par une charge de libellule,… autant de situations imprévisibles qu’il faudra appréhender aux moments dit.Néanmoins, une fois la carte mémorisée et l’emplacement de ces pièges repérés, il n’y a plus franchement grands défis au programme. A compter en sus, un nombre de continus illimités, vous faisant réapparaitre à la sortie du dernier complexe visité en cas de décès. Bon, je vais donner l’impression de m’acharner je sais, mais faisons mention toutefois de ce qui semble être un bug (je l’espère tout du moins). En effet, si vous réalisez les objectifs dans un ordre inapproprié, il est possible que vous ne puissiez pas accomplir le dernier, c'est-à-dire : vous barrer. Même si rien ne l’indique clairement, dites vous bien qu’au bout de 10 heures, si vous cherchez toujours le dernier dinosaure du bateau que vous avez exploré déjà 40 fois, sachez qu’il n’existe probablement pas et que vous pouvez éteindre votre console, retirer la cartouche, et l’éclater contre votre téléviseur… c’est légitime.
In the jungle, welcome to the jungle, watch it bring you to your shun n,n,n,n,,n,n,,n,n,n,,n,n,,n knees, knees…I wanna watch you bleed… Mince ça ne colle pas du tout, mais la perche était trop belle.
Un morceau exclusif à l’intérieur des bâtiments, musique austère concordante avec l’environnement, et qui contraste avec les 2 pseudo-morceaux joviaux distillés par les haut-parleurs des ascenseurs, derniers bastions de l’ambiance de fête qui aurait du régner dans ce grand parc d’attraction si Nedry n’avait pas déconné. Résumons donc au final : 8 morceaux différents lors de l’aventure, dont seulement 4 qui jalonnent 99% du parcours, les autres n’étant qu’anecdotiques. On aimerait bien au moins se palucher sur quelque chose, mais décidemment, ce n’est pas non plus ici que ce sera possible. Les bruitages sont assez minimalistes, Alan se contente d’un petit « ouh ! » lorsqu’un dinosaure le télescope, les Vélociraptors poussent toujours le même grognement, le crachat des Dilophosaurus s’apparentant quant à lui au bruit de l’aiguille d’un phonographe dérapant sur une poussière incrustée. Il arrive parfois que l’on entende ce bruit de l’autre côté des murs sans qu’il ne s’y trouve personne en réalité, sorte de bug qui pour le coup pourrait presque contribuer à rendre l’atmosphère du lieu plus pesante.
« On a compris, il est pourri ton jeu. Alors pourquoi tu nous ponds un test encore plus long qu’une retranscription écrite d’une vidéo d’Hedge ? » Eh bien parce qu’en réalité, l’intérêt du jeu se trouve en dehors des critères d’évaluation standard. Il s’agit donc d’un jeu assez déconcertant. D’une part il cumule presque toutes les tares qu’il était possible d’imaginer, et paradoxalement, la recette fonctionne : on a du mal à décrocher.Le jeu propose quand même quelques touches d’originalité comme ce système de « double phase ». Les amateurs du film ou les passionnés de dinosaures devraient donc en dépit de tout, y trouver leur compte. Pour ma part, j’adore ce jeu... sous une certaine sphère sadomasochiste qui m’est propre. Il est néanmoins facile d’admettre que rien ne m’aurait incitée à m’y plonger, et par la force des choses à l’apprécier, si je n’y avais pas dans un sens été contrainte étant gamine (en même temps, cette méthode n’a pas fonctionnée pour les épinards).
Sainte Barbie Turik prend pitié de vous en proposant quelques annexes d’aides ou de précisions pour stimuler votre univers fantasmagorique. Les armes On note la présence de 6 armes dans le jeu qui ont différentes utilités. Vous ne pouvez en porter que 2 simultanément, de plus elles fonctionnent par « paires ». C'est-à-dire que vous ne pouvez pas porter simultanément n’importe quelle paire d’arme (exemple : vous ne pouvez pas porter la paire « fusil - lance-roquettes », vous devez choisir l’une de ces deux armes pour former une paire avec une autre arme.
Les dinosaures En intérieur
En extérieur
Le personnel Vous pouvez recevoir des messages, et vous aurez à utiliser les cartes des personnages du film suivants :
Les complexes Afin de vous éviter de perdre du temps inutilement, j’ai référencé les lieux de résidence des cartes, et parfois quelques informations ou repères sur les différents complexes :
Résumé
Notes du rédacteur:
> 15 membres ont commentés:
Note moyenne : 17.92/20
=> postéle 06 Octobre 2008 à 12h37 Wow, autant dire que j'attendais ce test, non pour le jeu, mais parcequ'il est le premier réalisé par une snessienne!
Un test très complet, ponctué de pures pépites d'humour caustique caractéristiques de cette chère Barbie Turik, et force est de le reconnaître, vu la côté-à mon sens bien sûr- très limite du jeu, qu'elles apportent une bouffée de fraîcheur qui vient à chaque fois judicieusement casser le rythme du test. Mention spéciale également aux annexes, qui seront d'une précieuse aide à quiconque ose se lancer, et qui, ce qui ne gâche rien, sont claires et bien agencées En clair: vivement le prochain test
=> postéle 06 Octobre 2008 à 16h25 Personnellement, j'ai bien aimé ce jeu, mais j'avoue avoir éteint ce jeu plusieurs fois, et mon père a eu le courage de le finir plusieurs fois (et grâce a lui j'ai pu le finir aussi). C'est aussi un des rares jeux à avoir sa version française officielle.
=> postéle 06 Octobre 2008 à 17h35 petit 6/20 pour le jeu mais gros 20/20 pour cet énorme et superbe test...long,complet...chapeau
=> postéle 06 Octobre 2008 à 18h10 très bon test c'est vrai. d'autant plus sympa à lire qu'il ne s'agit pas forcément d'un jeu génial.
très bien écrit, comme souvent avec toi, et surtout avec cet humour acide que j'apprécie grandement autant on a parfois quelques prises de bec (légères...) sur le forum, autant je ne peux qu'être élogieux avec ton test. bravo!
=> postéle 06 Octobre 2008 à 19h07 Barbie Turik m'a tué avec son test, parfait dans la forme et dans le fond même si je n'approuve pas ton point de vue.
Non pas que le jeu soit un hit, mais il en reste néanmoins très bon, j'ai bien pris mon pied avec. Mention spéciale pour l'ambiance superbement retranscrite, je suis carrément fan des musiques et j'adhère aux phases FPS qui même moches font bien flipper et c'est finalement ce qui compte. Quand aux graphismes pendant les phases d'action "normales", je ne trouve pas ça moche et je dirai même que c'est au dessus de la moyenne sur Snes. Le gros défaut reste le manque de Codes ou de Saves, ça on est d'accord. J'ai trouvé qu'il y'avait de l'action et de l'audace dans ce jeu, moi j'ai bien aimé et je lui aurait mis un bon 13. Cependant en plus d'avoir été mort de rire tout le long du test, je le trouve de qualité avec ton français irréprochable on est complètement pris dedans, et pire encore j'ai même pas fait gaffe à sa longueur tellement j'ai adhéré... Donc un bon 20 mérité face à des arguments de chocs que je n'approuve pas mais qui sont les tiens et c'est ce qui compte dans un test! VIVEMENT UN PROCHAIN TEST!!!!!!!
=> postéle 07 Octobre 2008 à 19h46 Je vous remercie pour votre intérêt et vos remarques.
Hedge: je savais que tu ne cautionnerais pas la note, on est rarement d'accord sur les qualités des jeux. Mais tu me connais, j'ai d'un naturel la main lourde quand je corrige des copies... j'incarne la prof détestée de philo pour qui un 10 vaut un 12 chez les autres, motivée par la sensation que la perfection n'est pas de ce monde, et que la note 20 ne peut pas exister. PS: Je tiens à préciser que le terme est bien "mnésique" et non "amnésique" pour la personne qui a retouché ce mot, sous quoi la phrase n'a aucun sens dans la situation actuelle. (nb hedge: oups! c'est corrigé désolé de ma boulette!) A côté de cela, j'enrage qu'il manque un "t" à mon "son" dans le dernier "+", et que le dernier mot du premier objectif soit "marque" au lieu de "marche" (mais là, ce sont mes erreurs d'origine, je ne vais pas en dormir de la nuit). Par contre, il est un peu dommage que votre script supprime les espaces après les points, ça tend à alourdir un peu la présentation. Du reste, je suis assez satisfaite, je pensais que la retranscription en html serait plus délicate, un grand merci donc à ceux qui se sont chargés de la publication. nb hedge: tout sera corrigé en temps et en heure Barbie!
=> postéle 08 Octobre 2008 à 12h47 aaargh je suis venu sur ce site pour downloader super pang mais, ma curiosité a pris le dessus quand j'ai vu cette image de ce jeu bien aimé et maintenant, je ne peux plus pu décoller de cette musique.... les thèmes sont tous meilleurs les uns que les autres dans ce jeu, ils valent à eux seuls son acquisition. Apres, j'ai peut être des gouts de chiottes
=> postéle 08 Octobre 2008 à 16h57 Bon test même si je ne suis pas d'accord avec toi, sur les points sur le graphisme qui est tout de même assez joli. Une bande son variée en fonction de l'endroit ou l'on se trouve sans oublié la musique quand l'on se rapproche de la zone du Tyrannosaure.
La jouabilité est elle avec le temps facile à utiliser, et est loin d'être mauvaise comparée à certains jeux.... Quand au scénario, ben quand on achète en 1993 un jeu ou à cette époque un seul Jurassic Park existait, on ne pouvait s'attendre que à cela. De plus Jurassic Park est assez bien connu du grand public donc il est pas trop difficile de s'y retrouver sauf en ce qui concerne les objectifs, mais si mes souvenirs sont bon ils sont marqués dans la notice ( que l'on a pas en le téléchargeant ici^^). De plus ayant ce jeu depuis assez longtemps en ma possession, j'ai trouvé à ma grande joie un passage secret que je ne connaissais pas. Bon test mais tu as été assez sévère je trouve^^.
=> postéle 09 Octobre 2008 à 18h22 Dans l'absolu, si les qualités de Jurassic Park étaient multipliées par 2, on n'obtiendrait toujours pas un jeu d'un niveau de qualité équivalent à Secret Of Mana ou Super Metroïd par exemple (quand bien même ces jeux ne soient pas comparables, et que même ces derniers n'obtiendraient pas 20 chez moi).
Il n'y a rien de plus subjectif qu'une note, car aucun rédacteur n'adopte le même système de notation qu'un autre. C'est pour cette raison généralement que dans les magazines de jeux, on tend à avoir des "rédacteurs préférés", et à se fier davantage à leur note qu'à celle d'un autre. Ma note n'est évidemment pas une moyenne arithmétique de toutes les caractéristiques, car suivant le type de jeu, certains aspects sont plus importants que d'autres. Donc pour te rassurer, saches que ce n'est pas le scénario qui plombe autant la note. Personnellement, j'ai tendance à échelonner à l'extrême mon barème de notation à pur titre indicatif, car je trouve cela plus révélateur qu'un site qui ne pose jamais une note en dessous de 17. Evidemment pour le moment, l'intérêt est limité, car n'ayant réalisé qu'un seul test, vous n'avez pas encore d'outil de comparaison. Pour moi, Jurassic Park est plus proche de la nullité absolue que de la perfection ultime. Et pourtant comme je l'ai dit à plusieurs reprises, à titre personnel, j'adore ce jeu également! Si je notais le plaisir que je prends à y jouer, la note serait plus élevée c'est certain. Mais un test est censé faire abstraction de l'histoire personnelle qu'on a avec un jeu, et se mettre dans la peau d'un consommateur ignorant qui a une multitude de choix possibles en termes de jeux. Et je ne peux pas leur conseiller Jurassic Park. L'intérêt majeur du test ne réside pas dans la note, et je me suis appliquée à pondre 14 pages pour justifier celle-ci, donc il serait nettement plus constructif de montrer son désaccord sur les arguments avancés textuellement sur le test, plutôt que sur la note numérique associée. La difficulté à tester un tel jeu, c'est qu'il cumule 2 phases très distinctes, très inégales, et à répartitions à peu près égales. Et pourtant, il ne faut noter qu'un seul jeu. Ceci nécessite inexorablement d'avoir à l'idée les 2 phases du jeu simultanément. Pour moi, la phase de jeu extérieur ne vaut pas 20 (elle vaudrait 12-13), la phase de jeu en intérieur ne vaut pas 10 (elle vaudrait 6-7)... et ceci, sur le plan purement technique. Mais pour le coup, c'est Jurassic Park en tant qu'usurpateur du terme "jeu" qui en a surtout pris pour son grade. Pour te répondre sur tes remarques plus concrètes: J'ai reconnu que les graphismes extérieurs étaient honnêtes (de là à tenir la comparaison avec un DKC, il y a encore un fossé), mais en intérieur, c'est le néant absolu. Quand aux morceaux musicaux, ils pourraient même être les plus beaux du monde, je ne pourrais néanmoins pas coller un 19 s'ils ne sont qu'au nombre de 3 à tourner en boucle pendant 8 heures... (donc je ne suis définitivement pas d'accord avec toi quand tu parles de "variété" Comme je le dit, chaque personne a une conception différente de la note. Certains trouveront que 14 est une bonne note (c'est mon cas), alors que d'autres penseront que c'est "passable". 8,5, ça fait encore partie des notes "moyenne" pour ma part.
=> postéle 08 Décembre 2008 à 23h43 Hé ben, quel boulot ! Pour un jeu médiocre qui plus est si l'on t'en croit !
N-B : J'espère que tu fais pas une thèse sur heidegger !!
=> postéle 26 Décembre 2008 à 21h19 Pour faire dans la simplicité, je dirai que j'étais d'un avis assez neutre sur ce jeu puisque je n'ai pas dépassé les deux minutes de jeu, normal: j'avais 6 ans et je me faisait bouffer en deux temps trois mouvement par une horde de sauriens ayant un régime alimentaire comme par hasard similaire au mien. j'ai vite jeté l'éponge. Pourtant, ce jeux me rappelle (un peu comme tous) pas mal de souvenir donc je n'aurais pas été si sévère. Mais mention spéciale pour ton humour entre coluche et monthy python (des trucs du genre) qui fait mouche et ressemble comme deux goutes d'eau au mien.
=> postéle 07 Janvier 2009 à 00h49 Bravo pour ce magnifique test!
J'ai franchement adoré l'humour qui y est omniprésent, parce qu'en plus de celui-ci on ne se retrouve pas avec un test partant dans n'importe quelle direction, mais bel et bien avec une analyse précise dotée d'un professionnalisme hors pair. J'ai rarement autant apprécié un test d'un jeu aussi nul, je te tire mon chapeau pour le bon moment de lecture que tu m'a fait passer. Très beau travail!
=> postéle 03 Mai 2009 à 00h57 Incroyable! J'avais fini par croire que ce jeu était infinissable: des heures passées à tourner en rond en cherchant ces foutus œufs de raptor, ou bien à essayer de comprendre comment je devait utiliser les neurotoxiques dans le nid des raptors (d'ailleurs, j'ai toujours pas compris).
Dans l'ensemble, je suis d'accord avec ce test: ce jeu est bourré de défauts, on comprend pas grand chose, on sait pas quoi faire (même si les objectifs sont dans la notice), et pourtant, on y rejoue, avec la même angoisse - angoisse dont je ne sais pas si elle est provoquée par l'ambiance du jeu, ou par les souvenirs des parties précédentes où l'on s'était fait chier au bout de deux heures. Je mets un 19, juste parce que je suis vexé de me rendre compte qu'il y a une fin à ce jeu, et qu'on peut l'atteindre.
=> postéle 13 Mars 2010 à 21h15 Voilà qui est constructif! Et très drôle à lire, aussi!
J'avais ce jeu à l'époque et tout ce que tu dis ici, je ne le sais que trop bien. Je me souviens des heures d'errance et de souffrance que j'ai passées sur Isla Nublar et après un moment, je m'étais complètement résigné! Bref, je suis impressionné par le travail colossal que tu as dû fournir pour parvenir à ce résultat! Rien ne manque, tu as vraiment exploré tous les aspects du jeu. Chapeau!
=> postéle 10 Mars 2011 à 05h21 Pas d'accord avec le test ce jeu mérite 12 ou 13. A mon avis la jouabilité n'est pas si mauvaise, les commandes répondent bien, les possibilités d'action sont variés. Pas un des meilleurs jeu snes d'accord car trop de petits défauts qui s'additionnent les uns aux autres mais pour moi le jeu est bon il est agréable à jouer. A conseiller aux fans du film et aux adeptes de jeux d'action-aventure à la zelda. Les autres passez votre chemin vous serez déçus. |
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