JURASSIC PARK


Jurassic Park
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Genre : Action
Editeur : Ocean
Année : 1993





1993 ! Les Danois approuvent la ratification du traité de Maastricht, et ceci annon... Comment ça on s’en fout ?... Bon bon OK !

1993, la célèbre firme britanique Ocean Software (qui sera plus tard rachetée par Infogrames), profite du sillage positif engendré par le franc succès cinématographique de Jurassic Park pour pondre des adaptations vidéoludiques du chef d’œuvre de Steven Spielberg.
Ocean exploite la licence sur 3 machines : Nes, Game Boy et Super Nes (Sega s’occupant des versions Megadrive et Master System).
Nonobstant le fait que ces versions soient toutes différentes, l’adaptation Super Nes qui nous préoccupe ici se veut quant à elle, de proposer un genre de cocktail original mélangeant de l’action à quelques relents RPG/FPS.

1994, ma Super Nes est sous le sapin. Et c’est en sus de Super Mario World livré en bundle, que je constate la présence d’une autre cartouche : celle de Jurassic Park.On dut alors entendre un « bon maman t’es bien gentille, mais moi je voulais Street Fighter II Turbo, donc ton Jurassic Park… ». Toutefois, la caisse familiale s’annonçait vide pour les 6 prochains mois au minimum…, alors après avoir occis Bowser 40 fois en 3 semaines, il a bien fallu se pencher un peu sur ce choix forcé.
Pour l’anecdote, il m’aura fallu bien plus que les 5 mois restant pour dompter les p’tits nosaures.

Retour donc sur ce jeu qui m’a laissé d’impérissables souvenirs, davantage mauvais que bons d’ailleurs. Tout le défi de ce test résidera en mes capacités d’inhibition sentimentales à l’égard de cette période bénie, de mes « flashs souvenirs » d’isolement dans la turne accrochée à ce jeu, pour tenter de maintenir une objectivité comme il est de rigueur de le faire.
Parce que oui, bon gré malgré, je voue un culte à ce jeu.


« Les bébés puent » (Grant.A. Jurapark Sick, 1992, chapitre XII, Verset VII)

Quel est l’empafé qui a déplacé le plongeoir ?

Il y a quelque part, un inconnu qui ne sait pas quoi faire. Mais ce qu’il doit faire sans le savoir, il doit le faire pour des raisons qu’il ignore.

A mes yeux, l’histoire avait un peu ce gout là… d’autant qu’à 10 ans, j’aspirais déjà à ne pas succomber aux phénomènes de « masse », je n’avais donc pas été voir le film. Ayant rectifié cette excentricité par la suite, et à la vue de la maturation de mes structures nerveuses, de l’augmentation de mon « intelligence fluide », des règles de raisonnement logique, de la maîtrise au stade expert de l’activité qu’est la lecture… le voile s’est progressivement dissipé, et un scénario s’est alors dessiné.

Enfin, de là à dire qu’il tombe sous le sens, n’exagérons rien non plus…. En effet, le jeu n’affiche pas d’intro, pas de prologue ni quoi que ce soit avant de nous lâcher dans la brousse.Vous commencez votre aventure sous l’arche du parc, et c’est d’une divine voix synthétique venue d’ailleurs que vous discernez un « Welcome to Jurassic Park ».

Vous incarnez Alan Grant, l’archéologue névrosé, héros du film, qui pour l’occasion a décidé de s’aventurer à l’intérieur de l’île sans sa grosse ni les miards.Au début du jeu, Alan ne dispose de rien d’autre que d’un taser (pistolet électrique) et d’un chapeau ridicule… pas de quoi s’amuser très longtemps en somme. Notre acolyte décide donc de se dégourdir un peu les jambes au milieu de cette forêt luxuriante. Mais alors qu’il stationne gentiment aux abords d’un bosquet touffu pour se soulager d’une envie pressante, voila qu’un Vélociraptor surgit à travers les arbres pour tenter de lui dérober son couvre-chef.
« Saperlipopette ! » s’écrie Alan. « Faut complètement que je me tire d’ici !... Nan mais sans blague, vont pas me tirer mon Yop quand même ! »

Là c’est la version fleurie, parce qu’en réalité, vous ne savez strictement pas pourquoi vous êtes là, ni ce que vous devez faire. Au hasard d’un poteau télégraphique néanmoins, les plus perspicaces d’entre vous remarqueront qu’il vous est demandé dans un premier temps de réactiver le générateur de courant du parc. Si je précise « au hasard », c’est parce que tout au long du jeu, ce n’est que par ce biais que vous obtiendrez quelques informations ponctuelles et assez vagues sur les tâches qui vous incombent dans l’immédiat.

A aucun moment il n’est fait mention du dessein pour lequel vous oeuvrez, pourquoi vous êtes l’Elu, pourquoi la situation est telle quelle.Ce n’est qu’en explorant progressivement l’île de Nublar, et en accomplissant des objectifs sans parfois même vous en rendre compte, qu’à posteriori vous parviendrez à en déduire un scénario tangible.
Pour ceux qui connaissent le film, l’imagination d’une histoire cohérente pourra certainement en être facilitée quand bien même le jeu ne suive pas la même trame.Mais dans l’absolu, voici comment pendant longtemps j’ai perçu les choses :

« Grant est seul sur l’île… la panne de réveil classique quoi… Et malheureusement, ces gros blairs du personnel ont oublié de compter les passagers à bord de l’hélico d’évacuation avant de se barrer. Se rendant compte par la suite de leur erreur, ces mécréants en ont profités pour charger Alan de faire du nettoyage, en gage de condition sinequanone pour revenir le chercher. »Eh ouais, à l’âge de 10 ans j’étais déjà capable d’imaginer une conspiration mondiale orchestrée par les Francs-Maçons en gros…

Et puis en réfléchissant un peu, on voit que ça ne colle pas. On se dit qu’il est peu probable qu’il y ait des fils reliés aux poteaux télégraphiques qui traversent l’océan jusqu’au continent pour distiller des messages en morse. On se dit que les messages en morse sont peut-être sonores en réalité, auquel cas ces poteaux télégraphiques sont peut-être des hauts parleurs finalement. Et si ce sont des hauts parleurs, c’est bien que cette équipe de branques est présente sur l’île aussi.
Alors pourquoi on ne les voit pas ? Sans doute parce qu’ils sont camouflés par une combinaison bionique multi-soupapes à caution ultra-valtériable. Libre à vous d’en imaginer les raisons, mais vous savez maintenant que vous agissez pour la survie d’un groupe qui sirote tranquillement son pack de 16 à l’abri pendant que vous risquez votre peau à chaque instant.

Alors on récapitule, on doit parvenir à se tirer de cette île infestée de dinosaures. Il faut donc appeler des secours ça tombe sous le sens. Le générateur électrique ayant disjoncté, il suffit de le réactiver et le tour est joué !
Pas plus de 5 minutes s’écoulent et l’affaire est déjà dans le sac. Enfin pas tout à fait : « bon écoute, Alan, on n’a pas de radio… et le père Hammond n’a pas tellement la tronche de Mc Gyver… alors il va falloir que tu les contactes avec le terminal central… »
Ben tiens… ça m’aurait étonné… Dites plutôt que vous avez fait main basse sur un caisson de magnums de la Romanée Conti 1985 oui… et que c’est pour ça que vous préférez que ce soit bibi qui s’y colle tout seul…
« D’ailleurs au passage Alan, si tu pouvais récupérer tous les œufs de Raptors éparpillés aux 4 coins de l’île, voir gazer leur nid au passage, ça serait super sympa de ta part. Ouais, parce qu’on ne sait jamais, des fois que les dinosaures construiraient un paquebot avec des noix de coco pour émigrer sur le continent… vaut mieux pas prendre de risques. »

Sied donc ci-dessus la version la plus probable du scénario. En dépit de cela, il subsiste de fortes incohérences. L’absence totale de mise en scène, pour ne pas dire « d’histoire à proprement parler » pose un sérieux problème d’immersion pour le joueur : ce dernier ne sait jamais vraiment ce qu’il fait, et se retrouver devant le fait accompli sans l’avoir cherché peut parfois le laisser pantois.
Vu sous cet angle, autant dire que l’intrigue n’a pas spécialement vocation à donner l’envie d’avancer.

Pour y voir plus clair néanmoins, voici les 6 objectifs principaux :
- Remettre le générateur de courant en marque.
- Bloquer l’entrée des Raptors dans le Centre des Visiteurs
- Récupérer les 18 œufs de Raptors disséminés à l’extérieur sur l’île.
- Récupérer la bonbonne de gaz et s’en servir pour détruire le nid des Raptors.

- Exterminer toute trace de vie dans le bateau.
- Accéder au terminal central pour quitter l’île.

Finissons sur une note positive en relevant que l’univers du film est assez fidèlement reproduit : l’île de Nublar a la même forme, les complexes à visiter sont ceux où se passent l’action du film, les noms et les photos des membres du personnel sont correctement retranscrits, et vous rencontrerez au cours de votre périple les mêmes espèces de dinosaures que celles sélectionnées dans le long métrage.


Bèh alors peuchère, tu tires ou tu pointes ?

Ouf, heureusement que ce Raptor était indiqué sur le plan.

Alan, acceptez-vous de prendre votre corps en main pour le meilleur, mais surtout pour le pire ?

« Le meilleur et le pire », tels sont les termes qui peuvent qualifier la dichotomie de gameplay proposée sur les deux phases de jeu respectives et très distinctes qui composent, et font la principale originalité de Jurassic Park.
Deux phases très distinctes, car vous alternez en permanence entre une phase action à connotation RPG lors de vos déplacements en extérieur sur l’île, et une phase action/FPS lors de l’exploration des bâtiments.

Intéressons-nous d’abord au parcours en extérieur.
Vous bénéficiez ici d’une vue inclinée, presque surplombante de votre environnement, ce qui signifie que vous ne distinguez guère plus que le chapeau d’Alan, et la cime des arbres qui vous entourent.
Dans cette phase, vous pouvez à votre guise voyager sur l’intégralité de l’île. En effet, le jeu ne se décompose pas par niveaux successifs, il y a une seule et unique carte. Bien entendu, certains endroits plus profonds ne deviennent accessibles qu’après avoir réalisé des objectifs au préalable.
Fondamentalement, c’est en explorant cette carte que vous devez mettre la main sur les œufs de Raptors. Du reste, elle ne sert qu’à relier les différents complexes dans lesquels se déroulent les autres objectifs. Autant vous prévenir : vous serez contraint à faire maintes allez-retours sur les mêmes axes de cette carte tout au long du jeu.

C’est également lors de cette phase que vous êtes le moins épargné par l’hostilité du milieu. Tout d’abord parce que c’est celle qui offre le plus de libertés de mouvements, à vous, mais surtout à vos adversaires. En effet, Alan peut être dirigé à n’importe quel degré de rotation, ses déplacements sont rapides et fluides. Mais réciproquement, les déplacements de dinosaures obéissent aux mêmes avantages. Alan tire devant lui, ce qui implique de devoir coordonner, ajuster, anticiper les déplacements non-linéaire des dinosaures pour pouvoir les aligner dans les plus brefs délais. Acquérir cette dextérité de mouvement demande un petit temps d’adaptation.

La tâche se complique par la jonction d’autres caractéristiques propres à cette phase. La largeur d’écran visible n’est pas énorme, ce qui ne facilite pas l’appréhension des meilleurs chemins à suivre, ni la perception des dinosaures à l’avance. De plus, les Vélociraptors ne surgissent des arbres qu’au moment même où vous les longez, sachant que la vue n’est pas suffisamment inclinée pour que vous puissiez les voire à l’avance entre les feuillages. Cela requiert nécessairement une bonne dose de réflexes pour savoir faire face, et faire mouche instantanément.
Dernière difficulté, les dinosaures respawn régulièrement, ce qui n’est ni le cas des trousses de soins ni des munitions. Fort heureusement, ils respawn toujours aux mêmes endroits.

Vous l’aurez donc compris, c’est cette phase en extérieur qui s’annonce la plus corsée. Vous devez sans cesses être sur vos gardes et avancer prudemment. Votre rythme cardiaque restera constamment élevé jusqu’à la retranscription intégrale de l’architecture de la carte sous formes de traces mnésiques dans vos petites têtes pour fixer l’emplacement des pièges et des dinosaures. L’acquisition d’un radar plus tard dans le jeu fera toutefois un peu office de pacemaker en vous indiquant dans un périmètre proche, ennemis et objets.

Enfin pour compléter l’immense panel d’actions possibles, sachez qu’Alan peut également sauter, et, outre faire le bonheur d’Ellie Sattler, cette compétence à surtout pour utilité de franchir des obstacles tels des rivières, des clôtures barbelées ou électriques. Alan sait aussi se pencher en avant quand nécessaire, que ce soit pour ramasser des munitions, des soins ou à d’autres fins qui ne nous regardent pas... Quant à moi parfois…, je fais un click droit.


Tu lèves lentement les mains, tu les poses sur le capot, et tu fais pas le mariole ! Compris ?

J’en porte déjà 17 autres sur moi, devinez où je les cache ! héhéhé.

Penchons-nous maintenant sur la seconde forme de gameplay qui prend place lors des visites de complexes. Vous passez alors en vue subjective : vous voyez à travers les yeux d’Alan. Mais Alan c’est un héros, et comme tout héros qui se respecte, il dispose d’organes sensoriels surdéveloppés. Ses globes oculaires sont tellement larges que son champ de vision s’étend même sous la cavité osseuse du contour de l’œil : en somme, il voit comme nous verrions à travers un masque à paintball.
Alors évidemment, cette vue subjective donne une légère touche FPS à Jurassic Park, en proposant une sorte de « doom-like » primitif à travers une évolution dans un univers en « pseudo 3D ».Il s’agit véritablement d’une révolution, on a enfin abandonné les avancées par « écrans shadowgatiens» : Alan peut se déplacer à sa convenance en temps réel avec le degré de rotation directionnel qu’il souhaite.
Ce n’est pas non plus une réelle 3D, les textures manquent de relief (manquent tout court), et Alan ne peut ni regarder en haut, ni en bas… ce qui n’aurait au demeurant aucune utilité de toutes manières.

Ces complexes s’apparentent pour la plupart à de labyrinthesques dédales. Cette sensation est accentuée par des blackgrounds récurrents qui n’offrent guère de points de repères.
L’objectif dans les complexes est généralement d’atteindre un ordinateur pour effectuer diverses opérations afin de pouvoir progresser, comme déverrouiller des portes, récupérer votre radar, appeler les secours, etc…

Seulement voila, atteindre ces ordinateurs n’est généralement pas une mince affaire. En effet pour cela, vous devez au préalable franchir plusieurs portes également verrouillées électroniquement. Ces portes nécessitent d’avoir en sa possession la carte d’un membre du personnel spécifique. Bien entendu, personne ne vous fera mention du lieu de résidence des cartes (et surtout pas les membres eux-mêmes qui préfèrent vous envoyer des messages inutiles à la place), mais sachez qu’elles sont rarement situées le complexe où se trouve la porte fermée correspondante. C’est donc dans cette mesure notamment que vous êtes perpétuellement amené à visiter et à faire des allez-retours entre chaque bâtiment, ceci nécessitant bien entendu de ressortir en extérieur à chaque fois.
Sous réserve de ne pas souhaiter vous recogner l’exploration intégrale de chaque complexe lorsque vous êtes confronté à une nouvelle porte verrouillée, il est fortement recommandé de se prémunir d’une feuille et d’un crayon pour noter les lieux obstrués, et ce afin d’aisément retrouver le chemin qu’il convient de suivre lorsque vous faites main basse sur une nouvelle carte.

Ceci dit, l’essentiel du jeu repose sur ce concept : trouver la carte qui vous permettra d’ouvrir une porte où se trouve la carte qui ouvrira la porte où se trouve une autre carte qui vous permettra d’ouvrir une porte où il y a un ordinateur qui vous permettra d’ouvrir une porte où se trouve une carte, etc…
Ma foi, si vous avez déjà eu l’occasion de visionner « Les Douze Travaux D’Astérix » dans l’épreuve de « La Maison qui rend fou », c’est sensiblement l’idée… Ainsi, même si les complexes sont assez vastes et s’étendent souvent sur plusieurs étages, et outre l’étendue de l’île assez conséquente… vous faites rapidement le tour de Jurassic Park, et inexorablement au bout d’un moment vous vous lassez.Sans compter qu’il vous faudra en prime jongler avec certaines subtilités sur les ordinateurs du genre « si vous ouvrez la porte 1, les portes 2 et 3 se ferment »,…

Vous l’aurez compris, ces phases intra-muros, bien qu’originales, n’ont rien de palpitantes. Et pour accentuer le malaise, la maniabilité y est d’une lourdeur affligeante.Le personnage avance par saccades avec un décalage d’une demi-seconde après pression de touches directionnelles. On a donc un effet de ralenti qui engendre la sensation d’être au volant d’un phacochère shooté à l’éther.
Le jeu possède au moins le mérite de ne pas exploiter ce défaut pour augmenter la difficulté, puisque le vide ambiant des lieux vous laisse exempt de dégâts corporels en cas de déplacements approximatifs. C’est toujours ça de gagné.

Parce qu’en effet, non seulement les dinosaures ne pullulent pas dans les complexes, mais de plus, ils sont d’une débilité sans commune mesure. La plupart sont statiques et ne réagissent que lorsque vous vous approchez suffisamment pour leur caresser les fesses ; au mieux, ils se déplacent en exécutant des rondes sur une même ligne. Vous avez alors tout le loisir d’ajuster votre viseur en conséquence… Et quand bien même par le plus grand des hasards vous jouiez sous une perfusion de Whisky et ratiez votre tir… pas de danger, les huitres qui vous font face ont des œillères et ne bougeront pas d’un yotta.

Il y a donc un contraste critique entre les deux phases de jeu, et la plus alléchante n’est pas celle qu’on pensait. Opposition de systèmes marquée aussi par le fait qu’en intérieur, les dinosaures ne respawn jamais, à l’inverse des munitions et trousses de soins qui elles, réapparaissent dès que vous quittez le complexe ou changez d’étage. A là vue de cela, autant dire que les bâtiments deviennent des aires de repos pour le joueur fatigué. Celui-ci pourra dès le début du jeu faire le plein de munitions pour les meilleures armes du jeu, rendant ainsi obsolète 4 des 6 armes siégeantes sur Nublar.
Pourtant, même si l’on avance sans peur au ventre en ces lieux, on n’y revient pas particulièrement avec le sourire… cette jouabilité déplorable vous tape rapidement sur le système, surtout lors qu’il s’agit de parcourir pour la 50ème fois un bâtiment désert.
Enfin voyons le bon côté des choses, la présence de dinosaures vivants sur votre passage devient souvent le seul moyen de vérifier que vous êtes sur le bon chemin.

Il est certainement à excuser cette vue subjective qui n’en est à l’époque qu’à ses balbutiements. Proposition originale gâchée par sa lenteur, son IA déplorable et une pauvreté graphique avérée, cette dualité de gameplay ne parvient néanmoins pas à casser la linéarité d’un jeu basé sur un concept poussif et désuet.

Un petit tour d’horizon sur le panel impressionnant d’options paramétrables. Elles sont au nombre de… une. Vous pouvez choisir en effet de désactiver la musique, attention louable d’Ocean qui a fait de son combat, une priorité de s’occuper des malheureux joueurs qui auraient perdus la télécommande de leur téléviseur… Dans l’absolu, vous pouvez aussi jouer en stéréo, surround ou en mono. Le must étant de jouer en stéréo en désactivant la musique évidemment.

Un système de ranking est également présent… qui bien évidemment n’est pas conservé en cas d’arrêt de la console…Alors on imagine l’utilité : vous êtes 5 potes, vous décidez de vous faire une compétition de Jurassic Park un après-midi ! (le trip d’enfer) Une partie durant environ 5 heures… un mercredi de 25H, ça peut-être sympa… Et puis, le score maximum est de 9999, barre qui s’atteint assez facilement d’ailleurs… alors pour se départager, on jouera à la chaise musicale.
Bref, une pincée de poudre aux yeux, ça ne coutait pas plus cher.


La salle du générateur, décorée avec 3 arb… ah non, 3 Dilosphosaurus pardon.

Le fameux nid des Raptors tant convoité… quelle émotion…

« Eh, mademoiselle, Ocean c’est un voleur ! Il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans ton jeu ! »

Ouais, il a pris aussi quelques trous noirs au passage d’ailleurs. Surplus qui engendre une dichotomie sur la qualité des graphismes cette fois, selon que l’on considère les environnements en extérieur ou bien en intérieur.

En extérieur, l’ensemble se veut correct, quoi que pour un plan incliné et finalement peu dynamique, on aurait été en droit d’exiger un design plus poussé des environnements. Les textures sont totalement rectilignes et très dépouillées lorsqu’il s’agit de représenter des structures technologiques telles bâtiments, clôtures, ponts.Epuration de rigueur notamment lorsqu’il s’agit d’illustrer la végétation luxuriante : peu de nuances de verts pour l’herbe, feuillages identiques pour les bosquets d’arbres… quand on sait que ces arbres ont été implanté sur au moins 80% de la carte, on ne jubile pas spécialement à chaque nouvel écran. Ce manque de diversités de textures implique l’utilisation d’un panel de couleur assez réduit… c’est bien évidemment le vert qui domine largement l’ensemble.Les couleurs en extérieur son plutôt éclatantes, ce qui, ajouté à l’absence de détails de textures, offre une bonne clarté de jeu.On note par contre un abus concernant les ombres : tous les éléments projettent une ombre, parfois même de façon hors propos (les munitions sur le sol par exemple), et le plus triste dans l’affaire est qu’elles sont très mal produites, avec des points noirs de pixellisation patents qui témoignent des limites précaires du jeu… dommage.

Alan, lui, est bien modelé, sans prise de risques puisqu’à cette distance d’affichage, on ne peut discerner sa face de rat. On peut titiller sur une démarche un peu stéréotypée, un peu « Robocopesque » mais sous cette vue, difficile de proposer mieux sans nuire à la fluidité nécessaire.
Les dinosaures par contre ne justifient pas du même soin. Si reconnaitre les espèces est aisé, on dénote quand même une modélisation approximative, un léger effet de pixellisation en prime, sur les plus petits surtout… mes condoléances au Dilophosaurus qui est complètement loupé pour le coup.
A divers moments du jeu, vous serez sollicité par des messages en provenance des membres du personnel pour vous avertir d’éventuels dangers, pour des futilités, voir des motifs nettement plus fallacieux. Si on apprécie d’une part de voir leur portrait fidèle attaché au message, on déplore par contre que ces fenêtres s’ouvrent en plein centre de l’écran, remplissant intégralement celui-ci pendant 10 secondes… toujours amusant lorsqu’on est encerclé par 3 Raptors d’être aveuglé par Brigitte Bardot nous balançant des « Ne tirez pas sur les bébés Gallimiphoques, ils sont gentils ».Sans compter que ces mêmes messages reviennent régulièrement, ce qui contribue à alourdir encore davantage un gameplay déjà très poussif. Néanmoins, vous pouvez les écourter en pressant « L ».


L’enclos des Raptors, le panneau « DANGER ! » étant judicieusement placé.

Ta gue... pour voir ?

Bon OK, ça ne frisait déjà pas le génie artistique dehors, mais attendez de voir la fée du logis embauchée par Ocean…Coup de bluff de l’éditeur qui emprunte le moteur graphique le plus perfectionné qui soit… celui d’Amiga 500, avec un effet de « surpixellisation » omniprésent. « Non madame, ce n’est pas un cactus que vous palpez là, ce sont les… hum… d’un Dilophosaurus, et vous risquez d’avoir des problèmes ! »
Gageons que distinguer les dinosaures n’aurait pas été une mince affaire si ces sprites difformes leur faisant office n’avaient pas été de couleur verte ou brune, de façon à ressortir de l’uniformité grisonnante des murs.
Mais les dinosaures ne sont pas les seuls à avoir été peints par l’oreille de Van Gogh, les décors également. Des corridors, des salles vides foisonnantes, toutes identiques les unes aux autres… la pauvreté graphique atteint là son paroxysme…C’est un vrai calvaire pour se fixer des points de repères, et dessiner un plan n’est pas un luxe, encore qu’il ne soit pas possible de le faire dans certains endroits tels l’Antre des Raptors témoignant de l’inspiration et de l’imagination aussi loufoque que débordante des concepteurs…

Les intérieurs sont majoritairement sombres, mais on a quand même quelques variantes plus éclairées, comme le bleu des murs du Centre des Visiteurs… Mais quoi qu’il en soit, c’est le vide ambiant qui est le mieux retranscrit, et on en arriverait presque à s’émerveiller de la présence d’une table dans le restaurant…
Dans quel sens faut-il interpréter les choses ? Désaturation graphique optimale pour alléger le gameplay au maximum ? Ou bien un poil… que dis-je…, un baobab dans la main ? Les rares objets implantés dans le décor semblent là encore, souvent hors propos… tombant comme un cheveu au milieu de la soupe, et c’est certainement parce que leur rareté tend à attirer l’œil dessus plus qu’il ne faudrait.


Une trousse de soin et des roquettes dans le frigo ! Je vais te coller le service d’hygiène et de santé sur le dos moi, ça va pas trainer !

Une bouée dans le bateau, formidable ! Ben quoi ?… on s’émerveille comme on peut…

« Chérie, t’as joué toute la journée à la console, demain y’a école tu vas te coucher maintenant ! »« Attend maman, dans 52 heures maxi j’aurais peut-être terminé promis »

Well , la durée de vie du jeu dépendra certes un peu de votre sagacité pour ne pas rester bloqué durant des plombes, mais surtout de votre patience et de vos nerfs à accepter de faire des allers-retours pour des clopinettes continuellement.Admettons que lors d’une première partie, un débutant peut mettre entre 6 et 8 heures sans aide pour en venir à bout, tandis qu’un joueur confirmé connaissant la marche à suivre et l’emplacement des cartes doit pouvoir s’en sortir en 4 heures.
Alors vu sous cet angle, on pourrait penser qu’on en a pour notre argent. Sauf que cette durée de vie repose exclusivement sur le concept de redondance de parcours, concept qui s’épuise très vite au demeurant… et qui engendre une rejouabilité quasi-nulle.Cet indicateur d’heures requises pour une partie pourrait certainement correspondre à celui du nombre d’heures que vous consacrerez en tout et pour tout au jeu. Mais en tout état de cause, seuls les plus patients ou les plus maniaques auront la patience de tenir jusque là.

Venons-en au point qui a certainement créé le plus de polémiques autour du jeu : l’absence de système de sauvegarde ! Pas question de faire de pauses.
Attendez-vous à passer 8 heures consécutives à faire la même chose… autant dire qu’il faut sérieusement réfléchir avant de se lancer dans une partie.Cet un aspect qui fait très mal au jeu, car c’est la définition même du « jeu » qui est attaquée : celui-ci ne convient définitivement pas au joueur impulsif qui souhaite se détendre après une rude journée de boulot.

La complexité du problème s’étale sous la considération du fait qu’un système de sauvegarde aurait trop grandement simplifié le jeu. Et oui, un jeu non-rejouable en raison de sa monotonie qui se boucle en 8 heures, ça passe mal au prix où coutent les cartouches.Je soupçonne donc Ocean, conscient de ce problème, d’avoir intentionnellement joué sur la médiocre longévité de son titre, en la rallongeant par incitation à l’abandon volontaire du joueur, l’obligeant systématiquement à recommencer.
C’est la sensation que ça laisse. Pour ma part il m’aura fallu plus d’un an pour ne plus éteindre la console en raison d’une fatigue trop grande… Et à considérer dans la globalité la consistance du titre, je suis restée très sceptique sur ce point.
Seul jeu à ma connaissance où sans être bloqué ou sans avoir perdu, le joueur stoppe de lui-même uniquement par lassitude.J’espère sincèrement être malveillante lorsque je me hasarde à traduire les intentions d’Ocean à ce sujet, et j’espère que cela ne témoigne pas de leur part d’un compromis entre « rompre la monotonie » et « allonger la durée de vie » ; parce que si tel est le cas, la concession n’a pas été faite du bon côté.
Seule alternative envisageable pour s’en sortir : laisser la console tourner 4 jours d’affilée sur pause, en priant Saint EDF d’être clément avec vous.

Foncièrement, le jeu affiche un faux niveau de difficulté. Le débutant peut avoir la sensation de s’attaquer à une montagne en un premier temps. 4 vies au départ, rapidement grillées par divers pièges dans lesquels on tombe obligatoirement lors des premiers assauts : mangé par un T-Rex, piétiné par un Tricératops, écrasé par un éboulement, précipité dans le fleuve par une charge de libellule,… autant de situations imprévisibles qu’il faudra appréhender aux moments dit.Néanmoins, une fois la carte mémorisée et l’emplacement de ces pièges repérés, il n’y a plus franchement grands défis au programme. A compter en sus, un nombre de continus illimités, vous faisant réapparaitre à la sortie du dernier complexe visité en cas de décès.
On ne peut donc dans l’absolu pas perdre, ni recommencer entièrement depuis le début (encore heureux… après 8 heures).

Bon, je vais donner l’impression de m’acharner je sais, mais faisons mention toutefois de ce qui semble être un bug (je l’espère tout du moins). En effet, si vous réalisez les objectifs dans un ordre inapproprié, il est possible que vous ne puissiez pas accomplir le dernier, c'est-à-dire : vous barrer. Même si rien ne l’indique clairement, dites vous bien qu’au bout de 10 heures, si vous cherchez toujours le dernier dinosaure du bateau que vous avez exploré déjà 40 fois, sachez qu’il n’existe probablement pas et que vous pouvez éteindre votre console, retirer la cartouche, et l’éclater contre votre téléviseur… c’est légitime.


3 !

Ca ne vous a pas plu ? Alors on continue !

In the jungle, welcome to the jungle, watch it bring you to your shun n,n,n,n,,n,n,,n,n,n,,n,n,,n knees, knees…I wanna watch you bleed…

Mince ça ne colle pas du tout, mais la perche était trop belle.
Plus adaptés à l’ambiance du jeu, des morceaux tribaux en extérieur, mélangeant djembé, synthé, ocarina (ou du hautbois, ou de la flute, je ne fais pas la différence), je préfère imaginer de l’ocarina sponsorisé par Jean-Phillippe Audain et Diego Modena… ouais bref. Un des rares éléments qui s’intègre parfaitement au contexte.Si ces morceaux sont de qualité, on en dénombre seulement 3 pour soutenir la trame sonore principale de l’extérieur. Ces morceaux sont programmés pour passer aléatoirement en boucle, même si certains lieux semblent favoriser l’apparition de l’un plus qu’un autre… 3 morceaux, au bout de 8 heures, vous comprenez enfin l’utilité de l’option « musique off ».
Plus contextuellement, vous aurez droit à des musiques particulières : à l’approche d’un T-Rex, ou sur le quai du port, musiques qui là encore, sont bien calibrées avec le sujet, puisque l’annonce du T-Rex est particulièrement soignée de cette façon.

Un morceau exclusif à l’intérieur des bâtiments, musique austère concordante avec l’environnement, et qui contraste avec les 2 pseudo-morceaux joviaux distillés par les haut-parleurs des ascenseurs, derniers bastions de l’ambiance de fête qui aurait du régner dans ce grand parc d’attraction si Nedry n’avait pas déconné.

Résumons donc au final : 8 morceaux différents lors de l’aventure, dont seulement 4 qui jalonnent 99% du parcours, les autres n’étant qu’anecdotiques. On aimerait bien au moins se palucher sur quelque chose, mais décidemment, ce n’est pas non plus ici que ce sera possible.

Les bruitages sont assez minimalistes, Alan se contente d’un petit « ouh ! » lorsqu’un dinosaure le télescope, les Vélociraptors poussent toujours le même grognement, le crachat des Dilophosaurus s’apparentant quant à lui au bruit de l’aiguille d’un phonographe dérapant sur une poussière incrustée. Il arrive parfois que l’on entende ce bruit de l’autre côté des murs sans qu’il ne s’y trouve personne en réalité, sorte de bug qui pour le coup pourrait presque contribuer à rendre l’atmosphère du lieu plus pesante.


Le moment le plus jouissif du jeu, on en vient à se réjouir de mourir.

Dans cette situation : A/ Je laisse passer le véhicule de droite qui a la priorité, B/ Je saute par-dessus en l’insultant, C/ Je me range sur le bas côté, et j’attends tranquillement les secours.

« On a compris, il est pourri ton jeu. Alors pourquoi tu nous ponds un test encore plus long qu’une retranscription écrite d’une vidéo d’Hedge ? »

Eh bien parce qu’en réalité, l’intérêt du jeu se trouve en dehors des critères d’évaluation standard.
En effet, comme par magie, par l’agencement des aspects les plus crasseux du gameplay, des graphismes, de la musique et de toutes les petites imperfections, le jeu a su créer, volontairement ou non, une sorte d’atmosphère vraiment glauque et assez flippante.Le fait de n’avoir aucune interaction avec personne dans cette jungle hostile pendant 6 heures consécutives vous plonge dans un état de déréliction (oui ! j’ai réussi à placer ce mot) la plus totale.Imaginez-vous seul dans votre chambre avec pour seul compagnon, votre ami Grant qui arpente des labyrinthes sordides comme un perdu… Et bien n’en déplaise à certains, on peut prendre son pied dans la crasse, le Minimalisme et dans la dépression. Les âmes déviantes me comprendront.

Il s’agit donc d’un jeu assez déconcertant. D’une part il cumule presque toutes les tares qu’il était possible d’imaginer, et paradoxalement, la recette fonctionne : on a du mal à décrocher.Le jeu propose quand même quelques touches d’originalité comme ce système de « double phase ». Les amateurs du film ou les passionnés de dinosaures devraient donc en dépit de tout, y trouver leur compte.

Pour ma part, j’adore ce jeu... sous une certaine sphère sadomasochiste qui m’est propre. Il est néanmoins facile d’admettre que rien ne m’aurait incitée à m’y plonger, et par la force des choses à l’apprécier, si je n’y avais pas dans un sens été contrainte étant gamine (en même temps, cette méthode n’a pas fonctionnée pour les épinards).
A étrenner donc, si vous avez du temps devant vous, et que vous êtes doté d’un tempérament « geekesque » à toute épreuve.


Pour vous convaincre, sachez que vous pouvez gagner une cuisine Schmitt en jouant à Jurassic Park.

On a tout essayé: aujourd’hui, la roquette comme substitut de fusée de détresse.

Sainte Barbie Turik prend pitié de vous en proposant quelques annexes d’aides ou de précisions pour stimuler votre univers fantasmagorique.

Les armes

On note la présence de 6 armes dans le jeu qui ont différentes utilités. Vous ne pouvez en porter que 2 simultanément, de plus elles fonctionnent par « paires ». C'est-à-dire que vous ne pouvez pas porter simultanément n’importe quelle paire d’arme (exemple : vous ne pouvez pas porter la paire « fusil - lance-roquettes », vous devez choisir l’une de ces deux armes pour former une paire avec une autre arme.
Les armes ne sont pas à trouver, il vous suffit de ramasser les munitions correspondantes sur le sol en extérieur, ou de foncer dessus en intérieur. Le nombre de munitions n’est plus affiché à partir d’un certain seuil, mais néanmoins, il est toujours pris en compte.

Le taser

Taser.JPG
Vous débutez avec et il reste toujours accessible. Seule arme à munitions illimitées. Il émet un rayon électrique continu sur une courte portée. La jauge d’électricité diminue progressivement en cas d’appui prolongé, mais se recharge toute seule.
Cette arme permet d’ouvrir certaines portes électriques.
C’est l’arme la plus pratique pour venir à bout des bébés dinosaures et des libellules, car la continuité du feu permet de couvrir plus de champ face à leurs changements de direction aussi rapides qu’imprévisibles.
A ne pas utiliser sur les gros dinosaures car d’une part il vous faudra un certain temps avant de les coucher (ils vous coucheront avant)… de plus, ils ne seront que momentanément endormis.
Le fusil

Shotgun.JPG
Arme peu puissante qui ne possède guère plus que le mérite d’avoir une cadence de tir élevée. Avec elle, vous aurez du mal à ajuster les bébés dinosaures, et il vous faudra plusieurs balles pour venir à bout des plus gros. De plus, les plus gros seront seulement étourdis.
Son utilité se révèle surtout face aux libellules qui sont rapides, agressives, mais peu résistantes.
Les grenades lacrymales


Lacrymogene.JPG
Elles permettent d’endormir les dinosaures momentanément. La portée n’est pas spécialement grande, et puisqu’il n’y a pas de mode «élevage» prévu dans le jeu, cette arme n’a aucun intérêt.
En réalité, une grenade couvre une zone et peut atteindre plusieurs dinosaures simultanément. Mais la lenteur du tir et la faible étendue de la zone ne vous laisse guère de chances d’atteindre des cibles mouvantes.
Les fléchettes tranquillisantes


Flechette.JPG
Comme leur nom l’indique, elles endorment les ennemis, donc à priori, elles n’ont pas grand utilité.
En réalité, ce sont les seules à avoir un impact sur le T-Rex: ça ne permet pas de le tuer, mais ça le fait reculer, et par conséquent, vous avez une possibilité de vous échapper (c’est une astuce, parce que je doute que beaucoup de personnes se soient amusées en boucle à faire des expérimentations sur le T-Rex).
Le fusil à bolas

Bolas.JPG
Arme originale, ce fusil lance un cercle de 3 boulets rotatifs explosifs.
C’est une arme terriblement efficace car elle terrasse les gros dinosaures en un seul coup, et l’angle qu’elle couvre est assez intéressant. Elle possède l’inconvénient d’avoir une cadence de tir assez réduite, et par conséquent d’être peu efficace contre les bébés dinosaures ou les dinosaures intermédiaires rapides en extérieur. Néanmoins, c’est l’arme absolue en intérieur.
Le lance-roquettes

Roquette.JPG
Je présume qu’il s’agissait à la base d’en faire l’arme la plus puissante. Elle tue les dinosaures en un seul coup également (sauf Tricératops et T-Rex évidemment qui eux, sont invincibles).
Le problème est que l’angle couvert est plus réduit que celui du fusil à bolas, son intérêt est donc un peu moindre. Néanmoins, la cadence de tir semble un peu plus élevée que ce dernier.

image055
Ah, j’ai enfin trouvé les toilettes !
image057
Offcours, ve me fuis perdu !

Les dinosaures

En intérieur

Vélociraptor Int.JPG Vélocipator:

Grand Raptor brun à longue queue et possédant des griffes, il a l’aspect du prototype qu’on a tous du dinosaure.
Il se ballade généralement de droite à gauche sur la même ligne à vitesse régulière. Il s’agit donc de tirer au bon moment à distance pour faire mouche à l’instant où il passe. Il fonce sur vous si vous vous approchez trop près. Il peut par contre rester statiquement fixe, ce qui vous simplifie la tache.
Dilophosorus Int.JPG Dilophosaurus:

Dinosaure vert qui possède une collerette autour de sa tête.
Il crache du venin lorsque l’on s’approche trop près de lui, mais hormis cela, il se présente toujours de façon statique.

En extérieur

Vélociraptor Ext.JPG Vélociraptor:

Le même qu’en intérieur, il a tendance à se cacher dans les arbres et à surgir au moment même de votre passage. Il faut nécessairement de bons réflexes lors de ces affrontements car le Vélociraptor se déplace vite et de façon non rectiligne. Une roquette fera l’affaire.
Dilophosorus Ext.JPG Dilophosaururs:

En extérieur, il se déplace. Il est beaucoup moins fréquent que le Vélociraptor, et se trouve généralement dans les rares endroits caillouteux. Il vous faudra donc être mobile pour ajuster votre viseur tout en évitant ses crachats.
Pachi.JPG

Parasaurolophus:

Dinosaure intermédiaire brun à rayures violettes.
Il broute généralement l’herbe dans de grands espaces. Il se déplace très vite et dans une trajectoire non rectiligne pour vous foncer dedans. Si à première vue, ses attaques ne présentent pas grand danger, le danger réel vient du fait qu’il vous projette sur une bonne distance et peut vous faire échouer dans une rivière ou un fossé.


Galliminus.JPG Les Galliminus:

Sortes d’autruches pacifiques qui se déplacent en troupeaux en courant. Vous aurez systématiquement à leur approche un message qui vous demandera de ne pas les tuer… Bon le problème est qu’ils fondent droit devant sans se préoccuper des obstacles. Alors lorsque l’obstacle, c’est vous, le seul moyen de ne pas morphler est de les dézinguer… personne ne vous en tiendra rigueur.
Libellule.JPG

Les insectes:

Sortes de libellules géantes. Ils possèdent les mêmes caractéristiques que les Parasaurolophus, à savoir qu’ils vous foncent dessus et vous projettent en des endroits indésirables. Le fusil est une arme efficace contre eux, mais ça ne remplace évidemment pas le fusil à bolas.


Bébé Dino.JPG

Les bébés dinosaures:

Ils semblent être des Vélociraptors miniatures.
Ils prolifèrent en groupe et ont tendance à bouger dans tous les sens. Sans particulièrement être agressifs, il n’empêche qu’ils vous rentrent souvent dedans par mégarde et qu’il faut mieux les éliminer pour se frayer un passage. Le taser est l’arme la plus pratique contre eux.


Tricératops.JPG Le Tricératops:

Enorme dinosaure possédant 3 cornes sur le visage. Il trace sa route dans des chemins exigus après que vous vous soyez engagé dessus. Il en vient souvent ainsi à vous écraser si vous ne courrez pas assez vite. Il n’est pas particulièrement agressif donc ne change jamais de trajectoire, il est donc assez simple de l’esquiver.
Vélociraptor Ext.JPG Tyranosorus Rex :

Dinosaure rare mais impressionnant. Il vous course jusqu’à ce que mort s’en suivre : l’animation de la mise à mort m’amusant beaucoup étant jeune, puisqu’il dévore Alan.
Il est invincible, mais peut reculer sous le coup de fléchettes tranquillisantes. Sa présence dans le périmètre est annoncée par une musique symptomatique particulière.

Le personnel

Vous pouvez recevoir des messages, et vous aurez à utiliser les cartes des personnages du film suivants :

Alan Grant

Moi-même, je m’aime, mais j’ai égaré ma carte quelque part… quel con je fais quand même...


Ellie Sattler

La grosse à Grant.


Ian Malcolm

Le jeune mathématicien en blouson de cuir qui a fait maths + 12 et qui de ce fait, dispose du droit absolu de vous aider à compter les œufs en votre possession (il y en a 18 en tout alors ‘tention!).


Donald Gennaro

L’avocat qui se fait bouffer par un T-Rex lorsqu’il est sur le trône.


Dennis Nedry

Le gros porc avide à cause duquel on est plongé dans cette galère, il vous enverra parfois le message «sucker», mais bon, vu qu’il crève dévoré par un dilophosaurus dans le film, il a payé sa dette.


John Hammond

le docteur fou qui s’est pris pour Dieu en créant ce fichu parc.


Ray Arnold

L’ingénieur en chef du parc, joué par Samuel L. Jackson.


Dr. Wu

Le scientifique asiatique qui s‘occupe des couveuses.


Robert Muldoon

Le gardien du parc qui se croit super fort avec son pauvre fusil.


Tim Murphy

Le miard insupportable qui vous suppliera sans cesse de ne pas tirer sur les Galliminus qui vous fondent dessus, car ils sont gentils… un peu cons… mais gentils… comme lui.


Lex Murphy La sœur de Tim, très douée dans l’interprétation du Mime Marceau


Ma femme ressemble à Dee Snider mais je suis quand même heureux.

Puisque c’est comme ça, je préfère jouer avec mon Atari 400, na !

Les complexes

Afin de vous éviter de perdre du temps inutilement, j’ai référencé les lieux de résidence des cartes, et parfois quelques informations ou repères sur les différents complexes :

Légende:
- RDC: Rez de chaussé
- E: Etage
- SS: Sous-sol
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Centre des visiteurs

SS1: - Porte bloquée «Ellie Sattler»
- Lunettes de vision nocturne
RDC: - Carte «Alan Grant»
E1:- Porte bloquée «Dennis Nedry»
- Vie
- Porte bloquée «Dr. Wu»
- Déverrouillage «sécurité 1»
Toit:- Carte «John Hammond»

Entrepôt de Nublar
SS1:- Porte bloquée «Ian Malcolm»
- Carte «Donald Genarro»
RDC: - Lunettes de vision nocturne

Usine de la plage
SS1:- Lunettes de vision nocturne
- Carte «Ray Arnold»
RDC: - Porte bloquée «Donald Genarro»
- Carte «Dennis Nedry»

Enclos des Raptors
SS4:- Vie
SS3:- Vie
- Carte «Robert Muldoon»
SS2:- Lunettes de vision nocturne
- Porte bloquée «sécurité 1»
- Ordinateur pour appeler le bateau
SS1:- Carte de «Ian Malcolm»

Enclos du nord
SS1:- Porte bloquée «Robert Muldoon»
- Bombonne de gaz
RDC: - Lunettes de vision nocturne
- Vie

Bateau
SS3:- Carte «Ellie Sattler»
SS2:- Porte bloquée «sécurité 2»
- Déverrouillage «sécurité 2»
- Ordinateur pour appeler l’hélicoptère
SS1:- Carte «Dr. Wu»
RDC: - Lunettes de vision nocturne


Super discrète la filature…

Une porte, des bouées, des chaînes, une cuisse de poulet rôti… rien de grave.

Résumé

Graphismes: 9/20 Alternant entre le correct en extérieur et le catastrophique en intérieur. Il n’en reste pas moins un certain «vide ambiant», un aspect monotone des environnements associé à un manque de dynamisme patent. La fidélité des dinosaures et les couleurs vives en extérieur permettent de rendre l’ensemble tout juste tolérable.
Gameplay: 8/20 Relativement fluide et offrant une bonne liberté de mouvements en extérieur, la maniabilité est une horreur durant les phases 3D. Néanmoins, le jeu possède le mérite de ne pas axer sa difficulté sur les lacunes de son gameplay, donc l’essentiel est sauf. La linéarité du jeu et la redondance des actions par contre, devrait triompher de la patience des plus acharnés d’entre vous.
Durée de vie: 11/20 Le jeu est long, mais l’investissement n’est pas forcément rentable. L’absence de possibilité de sauvegarder sa progression est néanmoins discutable. D’une part il épuise le joueur et peut le pousser à renoncer volontairement de continuer, mais d’autre part, la facilité du soft n’en aurait qu’été davantage accrue le cas échant. Le jeu est effectivement assez facile une fois pris en main, le seul obstacle à son achèvement devenant alors la patience requise pour en venir à bout.
Bande son: 11/20 De bonne qualité généralement, mais quantitativement insuffisante. Au bout de 6 heures, on n’a entendu chaque morceau 50 fois, alors l’émerveillement n’y est plus. Par contre, ce système adopté et la tonalité insérée contribue fortement à aménager l’atmosphère malsaine du jeu.
Scénario: 4/20 Incompréhensible, avec une absence totale de mise en scène. Le joueur est plongé directement dans l’enfer de l’action sans jamais réellement savoir ce qu’il doit faire, ni pourquoi il le fait. Seuls les joueurs qui ont vu le film pourront se réjouir de certains clins d’œil et supputer une histoire tangible.
Global: 8,5/20 Le jeu n’a pas grand-chose pour lui sur la forme, et ne présente rien pour accrocher sur ce plan. Il faudra vraiment se tirer par la main pour s’y intéresser en profondeur et percevoir son réel intérêt. Un gameplay poussif et une pauvreté aussi bien visuelle que sonore auront raison des plus téméraires d’entre vous.
Il n’enlève en rien qu’à titre personnel j’aime ce jeu, car il m’insuffle un vent de nostalgie plaisante… et ma maîtrise me rend exempt de petites sources de désagrément que connaitront les non-initiés…
Mais objectivement, je ne peux pas conseiller ce jeu dans une autre mesure que par les quelques touches d’originalité dont il se dote.


Bon, si j’enlève la bouée, on devine que je suis sur un bateau ? Hein ? Même avec la bouée ?…

O… D, D… O, DO ! Sûrement un musicien…

Notes du rédacteur:
J’entends d’ici des critiques à l’encontre de la longueur de ce test. Il s’agit effectivement d’un test, avec quelques allures de dossier. Mais c’est surtout mon histoire personnelle aux côtés de ce jeu que j’ai souhaité vous narrer, d’où certains écarts par moments.Le principal restant à mes yeux, d’avoir pris du plaisir à réaliser ce travail. En vous souhaitant une bonne lecture.

Barbie Turik

Les plus

+ L’atmosphère pesante qui maintient le rythme cardiaque élevé du joueur.
+ Les espèces de dinosaures présentées ne sont pas fictives.
+ Plusieurs éléments du film son repris, ce qui ravira les fans.
Les moins

- Allez-retours incessants par manque de profondeur du gameplay.
- Jouabilité déplorable en phase 3D
- Graphismes déplorables en phase 3D
- Davantage qu’être long, c’est plutôt le jeu en lui-même qui est lent.
- Absence totale de trame scénaristique, rien n’est fait pour nous motiver à avancer.
- Environnements récurrents et un peu fades.
- Système de sauvegarde absent.
Notes :
Graphismea : 9
Musique/son : 11
Jouabilité: 8
Scénario : 4
Durée de vie : 11
Intêret :
note du jeu









> 15 membres ont commentés:
Note moyenne : 17.92/20

metalblade (France)
18
=> postéle 06 Octobre 2008 à 12h37


Wow, autant dire que j'attendais ce test, non pour le jeu, mais parcequ'il est le premier réalisé par une snessienne! clin d'oeil

Un test très complet, ponctué de pures pépites d'humour caustique caractéristiques de cette chère Barbie Turik, et force est de le reconnaître, vu la côté-à mon sens bien sûr- très limite du jeu, qu'elles apportent une bouffée de fraîcheur qui vient à chaque fois judicieusement casser le rythme du test.

Mention spéciale également aux annexes, qui seront d'une précieuse aide à quiconque ose se lancer, et qui, ce qui ne gâche rien, sont claires et bien agencées clin d'oeil

En clair: vivement le prochain test


LuigiBlood (France)
17
=> postéle 06 Octobre 2008 à 16h25


Personnellement, j'ai bien aimé ce jeu, mais j'avoue avoir éteint ce jeu plusieurs fois, et mon père a eu le courage de le finir plusieurs fois (et grâce a lui j'ai pu le finir aussi). C'est aussi un des rares jeux à avoir sa version française officielle.


claddu86 (France)
20
=> postéle 06 Octobre 2008 à 17h35


petit 6/20 pour le jeu mais gros 20/20 pour cet énorme et superbe test...long,complet...chapeau


tito91 (France)
18
=> postéle 06 Octobre 2008 à 18h10


très bon test c'est vrai. d'autant plus sympa à lire qu'il ne s'agit pas forcément d'un jeu génial.

très bien écrit, comme souvent avec toi, et surtout avec cet humour acide que j'apprécie grandement sourire

autant on a parfois quelques prises de bec (légères...) sur le forum, autant je ne peux qu'être élogieux avec ton test. bravo!


hedge (France)
20
=> postéle 06 Octobre 2008 à 19h07


Barbie Turik m'a tué avec son test, parfait dans la forme et dans le fond même si je n'approuve pas ton point de vue.

Non pas que le jeu soit un hit, mais il en reste néanmoins très bon, j'ai bien pris mon pied avec.

Mention spéciale pour l'ambiance superbement retranscrite, je suis carrément fan des musiques et j'adhère aux phases FPS qui même moches font bien flipper et c'est finalement ce qui compte.

Quand aux graphismes pendant les phases d'action "normales", je ne trouve pas ça moche et je dirai même que c'est au dessus de la moyenne sur Snes.

Le gros défaut reste le manque de Codes ou de Saves, ça on est d'accord.

J'ai trouvé qu'il y'avait de l'action et de l'audace dans ce jeu, moi j'ai bien aimé et je lui aurait mis un bon 13.

Cependant en plus d'avoir été mort de rire tout le long du test, je le trouve de qualité avec ton français irréprochable on est complètement pris dedans, et pire encore j'ai même pas fait gaffe à sa longueur tellement j'ai adhéré...

Donc un bon 20 mérité face à des arguments de chocs que je n'approuve pas mais qui sont les tiens et c'est ce qui compte dans un test! heureux

VIVEMENT UN PROCHAIN TEST!!!!!!!


Barbie Turik (France)
non noté
=> postéle 07 Octobre 2008 à 19h46


Je vous remercie pour votre intérêt et vos remarques.

Hedge: je savais que tu ne cautionnerais pas la note, on est rarement d'accord sur les qualités des jeux. Mais tu me connais, j'ai d'un naturel la main lourde quand je corrige des copies... j'incarne la prof détestée de philo pour qui un 10 vaut un 12 chez les autres, motivée par la sensation que la perfection n'est pas de ce monde, et que la note 20 ne peut pas exister.

PS: Je tiens à préciser que le terme est bien "mnésique" et non "amnésique" pour la personne qui a retouché ce mot, sous quoi la phrase n'a aucun sens dans la situation actuelle. (nb hedge: oups! c'est corrigé désolé de ma boulette!)
A côté de cela, j'enrage qu'il manque un "t" à mon "son" dans le dernier "+", et que le dernier mot du premier objectif soit "marque" au lieu de "marche" (mais là, ce sont mes erreurs d'origine, je ne vais pas en dormir de la nuit).
Par contre, il est un peu dommage que votre script supprime les espaces après les points, ça tend à alourdir un peu la présentation.
Du reste, je suis assez satisfaite, je pensais que la retranscription en html serait plus délicate, un grand merci donc à ceux qui se sont chargés de la publication.


nb hedge: tout sera corrigé en temps et en heure Barbie! heureux


iwao72
18
=> postéle 08 Octobre 2008 à 12h47


aaargh je suis venu sur ce site pour downloader super pang mais, ma curiosité a pris le dessus quand j'ai vu cette image de ce jeu bien aimé et maintenant, je ne peux plus pu décoller de cette musique.... les thèmes sont tous meilleurs les uns que les autres dans ce jeu, ils valent à eux seuls son acquisition. Apres, j'ai peut être des gouts de chiottes


Loup (France)
15
=> postéle 08 Octobre 2008 à 16h57


Bon test même si je ne suis pas d'accord avec toi, sur les points sur le graphisme qui est tout de même assez joli. Une bande son variée en fonction de l'endroit ou l'on se trouve sans oublié la musique quand l'on se rapproche de la zone du Tyrannosaure.

La jouabilité est elle avec le temps facile à utiliser, et est loin d'être mauvaise comparée à certains jeux....

Quand au scénario, ben quand on achète en 1993 un jeu ou à cette époque un seul Jurassic Park existait, on ne pouvait s'attendre que à cela. De plus Jurassic Park est assez bien connu du grand public donc il est pas trop difficile de s'y retrouver sauf en ce qui concerne les objectifs, mais si mes souvenirs sont bon ils sont marqués dans la notice ( que l'on a pas en le téléchargeant ici^^).

De plus ayant ce jeu depuis assez longtemps en ma possession, j'ai trouvé à ma grande joie un passage secret que je ne connaissais pas.
Bon test mais tu as été assez sévère je trouve^^.


Barbie Turik (France)
non noté
=> postéle 09 Octobre 2008 à 18h22


Dans l'absolu, si les qualités de Jurassic Park étaient multipliées par 2, on n'obtiendrait toujours pas un jeu d'un niveau de qualité équivalent à Secret Of Mana ou Super Metroïd par exemple (quand bien même ces jeux ne soient pas comparables, et que même ces derniers n'obtiendraient pas 20 chez moi).

Il n'y a rien de plus subjectif qu'une note, car aucun rédacteur n'adopte le même système de notation qu'un autre. C'est pour cette raison généralement que dans les magazines de jeux, on tend à avoir des "rédacteurs préférés", et à se fier davantage à leur note qu'à celle d'un autre.

Ma note n'est évidemment pas une moyenne arithmétique de toutes les caractéristiques, car suivant le type de jeu, certains aspects sont plus importants que d'autres. Donc pour te rassurer, saches que ce n'est pas le scénario qui plombe autant la note.

Personnellement, j'ai tendance à échelonner à l'extrême mon barème de notation à pur titre indicatif, car je trouve cela plus révélateur qu'un site qui ne pose jamais une note en dessous de 17. Evidemment pour le moment, l'intérêt est limité, car n'ayant réalisé qu'un seul test, vous n'avez pas encore d'outil de comparaison.

Pour moi, Jurassic Park est plus proche de la nullité absolue que de la perfection ultime. Et pourtant comme je l'ai dit à plusieurs reprises, à titre personnel, j'adore ce jeu également! Si je notais le plaisir que je prends à y jouer, la note serait plus élevée c'est certain. Mais un test est censé faire abstraction de l'histoire personnelle qu'on a avec un jeu, et se mettre dans la peau d'un consommateur ignorant qui a une multitude de choix possibles en termes de jeux. Et je ne peux pas leur conseiller Jurassic Park.

L'intérêt majeur du test ne réside pas dans la note, et je me suis appliquée à pondre 14 pages pour justifier celle-ci, donc il serait nettement plus constructif de montrer son désaccord sur les arguments avancés textuellement sur le test, plutôt que sur la note numérique associée.

La difficulté à tester un tel jeu, c'est qu'il cumule 2 phases très distinctes, très inégales, et à répartitions à peu près égales. Et pourtant, il ne faut noter qu'un seul jeu.
Ceci nécessite inexorablement d'avoir à l'idée les 2 phases du jeu simultanément.
Pour moi, la phase de jeu extérieur ne vaut pas 20 (elle vaudrait 12-13), la phase de jeu en intérieur ne vaut pas 10 (elle vaudrait 6-7)... et ceci, sur le plan purement technique.
Mais pour le coup, c'est Jurassic Park en tant qu'usurpateur du terme "jeu" qui en a surtout pris pour son grade.

Pour te répondre sur tes remarques plus concrètes:
J'ai reconnu que les graphismes extérieurs étaient honnêtes (de là à tenir la comparaison avec un DKC, il y a encore un fossé), mais en intérieur, c'est le néant absolu.
Quand aux morceaux musicaux, ils pourraient même être les plus beaux du monde, je ne pourrais néanmoins pas coller un 19 s'ils ne sont qu'au nombre de 3 à tourner en boucle pendant 8 heures... (donc je ne suis définitivement pas d'accord avec toi quand tu parles de "variété"clin d'oeil.

Comme je le dit, chaque personne a une conception différente de la note. Certains trouveront que 14 est une bonne note (c'est mon cas), alors que d'autres penseront que c'est "passable".
8,5, ça fait encore partie des notes "moyenne" pour ma part.


wolmar
20
=> postéle 08 Décembre 2008 à 23h43


Hé ben, quel boulot ! Pour un jeu médiocre qui plus est si l'on t'en croit !
N-B : J'espère que tu fais pas une thèse sur heidegger !! heureux


hemmrick (France)
20
=> postéle 26 Décembre 2008 à 21h19


Pour faire dans la simplicité, je dirai que j'étais d'un avis assez neutre sur ce jeu puisque je n'ai pas dépassé les deux minutes de jeu, normal: j'avais 6 ans et je me faisait bouffer en deux temps trois mouvement par une horde de sauriens ayant un régime alimentaire comme par hasard similaire au mien. j'ai vite jeté l'éponge. Pourtant, ce jeux me rappelle (un peu comme tous) pas mal de souvenir donc je n'aurais pas été si sévère. Mais mention spéciale pour ton humour entre coluche et monthy python (des trucs du genre) qui fait mouche et ressemble comme deux goutes d'eau au mien.


MooX
20
=> postéle 07 Janvier 2009 à 00h49


Bravo pour ce magnifique test!

J'ai franchement adoré l'humour qui y est omniprésent, parce qu'en plus de celui-ci on ne se retrouve pas avec un test partant dans n'importe quelle direction, mais bel et bien avec une analyse précise dotée d'un professionnalisme hors pair.

J'ai rarement autant apprécié un test d'un jeu aussi nul, je te tire mon chapeau pour le bon moment de lecture que tu m'a fait passer.

Très beau travail!


corinthien
19
=> postéle 03 Mai 2009 à 00h57


Incroyable! J'avais fini par croire que ce jeu était infinissable: des heures passées à tourner en rond en cherchant ces foutus œufs de raptor, ou bien à essayer de comprendre comment je devait utiliser les neurotoxiques dans le nid des raptors (d'ailleurs, j'ai toujours pas compris).

Dans l'ensemble, je suis d'accord avec ce test: ce jeu est bourré de défauts, on comprend pas grand chose, on sait pas quoi faire (même si les objectifs sont dans la notice), et pourtant, on y rejoue, avec la même angoisse - angoisse dont je ne sais pas si elle est provoquée par l'ambiance du jeu, ou par les souvenirs des parties précédentes où l'on s'était fait chier au bout de deux heures.

Je mets un 19, juste parce que je suis vexé de me rendre compte qu'il y a une fin à ce jeu, et qu'on peut l'atteindre.


Monsieur G (Belgique)
19
=> postéle 13 Mars 2010 à 21h15


Voilà qui est constructif! Et très drôle à lire, aussi!

J'avais ce jeu à l'époque et tout ce que tu dis ici, je ne le sais que trop bien. Je me souviens des heures d'errance et de souffrance que j'ai passées sur Isla Nublar et après un moment, je m'étais complètement résigné!

Bref, je suis impressionné par le travail colossal que tu as dû fournir pour parvenir à ce résultat! Rien ne manque, tu as vraiment exploré tous les aspects du jeu.

Chapeau!


andyz
9
=> postéle 10 Mars 2011 à 05h21


confu
Pas d'accord avec le test ce jeu mérite 12 ou 13. A mon avis la jouabilité n'est pas si mauvaise, les commandes répondent bien, les possibilités d'action sont variés. Pas un des meilleurs jeu snes d'accord car trop de petits défauts qui s'additionnent les uns aux autres mais pour moi le jeu est bon il est agréable à jouer.
A conseiller aux fans du film et aux adeptes de jeux d'action-aventure à la zelda. Les autres passez votre chemin vous serez déçus.