ZOMBIESZombies Genre : Run and Gun
Des zombies mangent mes voisins Par une nuit glaciale de pleine lune, dans une petite ville bien calme, Zeke et Julie regardaient un classique des films d'horreurs des années 80. Entachant le déroulement de la soirée pizza, un hurlement à vous glacer le sang se fit entendre. Nos deux compagnons se regardèrent et un frisson leur parcouru l'échine. Se déplaçant jusque derrière la fenêtre, ils penchèrent leur tête pour essayer de trouver l'origine du vacarme. Leur pire cauchemar se déroulait devant eux. Leurs voisins se faisaient attaquer par une horde d'êtres décharnés et sans vie : des zombies. -"Zeke, on ne peut pas rester ici, il faut leurs venir en aide !" -"Oui, je pense que tu as raison. Dans notre grande bonté, nous allons tenter de sauver tout nos voisins." -"Très bien, je vais regarder dans le placard ce qui pourrait nous servir à nous défendre." Après quelques minutes, Julie sortit la tête du meuble et dit : -"J'ai trouvé une arme qui peut nous êtres fort utile pour nous débarrasser des ces saletés." Elle brandit sa trouvaille... UN PISTOLET A EAU ?!! Tu te fous de moi ?! Je te demande de me faire un scénario pour un jeu et tu me pond ça ??? Et pourquoi pas se défendre avec un ballon de rugby tant qu'on y est !!! Et Zombies fut inventé.
Bon bien sûr, j'enjolive un peu la chose, mais le principe est là. Vous incarnez deux jeune adolescent : Zeke, le stéréotype du geek d'un autre temps munis de lunettes 3D, d'un T-Shirt avec tête de mort, et d'une coupe qui se passe de commentaire, et enfin Julie, déjà plus normal dans sa façon d'être, avec une casquette rouge, une queue de cheval, et une jolie veste violette très criarde histoire de ne pas se faire repérer par d'éventuels assaillants. Je précise que l'on peut jouer à deux en coopération, ou seul, mais je ferais un paragraphe pour le mode deux joueurs qui se trouve être le point fort du jeu. Une fois plongé dans l'univers de ce jeu complètement décalé, vous vous rendrez compte que l'objectif est simple : Sauver ses voisins au péril de sa vie. Pas de cinématique d'introduction, pas de texte qui vous explique ce qui se trame dans cette ville, rien, nada, que dalle ! On se retrouve catapulté directement dans ce qui fera office de premier niveau, arme au poing, baskets bien chaussées (pour courir, c'est mieux !) et une envie folle d'en découdre. Honnêtement, même si un background fouillé aurait été un petit plus, ça aurait été franchement inutile car le jeu brille à un autre niveau : son ambiance. Que ça soit sonore ou visuel, elle est très travaillée et vous met directement dans le bain (de sang, bien entendu). Comme dit dans l'intro, le jeu est décalé à souhait et est bourré de clin d'oeil envers les films d'horreur des année 50-80. Et quand je vous dis que c'est bourré de clin d'œil, le mot est faible. Je me suis toujours posé la question de la limite entre le clin d'œil, le copié/collé, la parodie et la reprise. On peut dire que Zombies ate my Neighbors réuni un peu tout ça (sauf les copié/collé, mais on verra cela par la suite), et les insèrent dans un univers bien à lui. Au programme, poupées tueuses, zombies, masque de hockey, pistolet à eau, et bébé géant (oui, vous avez bien lu) seront au rendez-vous dans ce test.
Jet de tomates = spectacle pourri ? Pas forcément ! Autant vous prévenir tout de suite, vous n'aurez pas accès à des fusils à pompe, uzis et autres berettas ici. LucasArts a fait dans le loufoque sur ce coup et vous sert une ribambelle d'armes (si on peut les appeler comme ça) aussi déjantés que banales : Pistolets à eau, couverts en argent, canettes de soda, bâtonnet glacé, tomates, etc ... Finalement, on prend un peu tout ce qui nous passe sous la main (qui a dit Dead Rising ?), pour achever, immobiliser ou entraver ses chers et tendres monstruosité qui vont tenter de vous trucider durant votre petit séjour (quand on vous dit que c'est décalé). Parlons un peu du principe du jeu en détail. Vos voisins, complètement idiots, sont restés à découvert en territoire hostile et c'est à vous que la tâche incombe de les secourir. Vous aurez à faire à des mondes labyrinthique, livrés à vous même, à la recherche des voisins en question qui sont souvent dans des situations farfelues : un couple de touriste qui attendent patiemment, un type entrain de faire un barbecue, un bébé (laid comme un poux soit dit en passant ...), une fille qui fait du trampoline, et bien d'autres. Les divers voisins valent un nombres de points différent. Parce que oui, il y a des points. En fonction du score que vous ferez, vous aurez accès à des vie supplémentaires. Vous vous friterez avec toute sorte de monstre et choses hideuses venues des profondeurs de l'esprit des réalisateurs de film d'horreur d'antan. Dans le premier monde, vous n'aurez à faire qu'à de simples zombies, assez nombreux mais tuables d'un seul coup de pistolet à eau. Par la suite, on retrouvera des poupées tueuses, probablement inspirées de Chucky, un espèce de taré qui vous poursuit avec une tronçonneuse (une hache dans la version française, la censure vous comprenez...) et un masque de hockey, inspirée de ... Non, je pense que vous avez saisi. Le bestiaire est très varié, très décalé, chacun possèdent ses capacités propres et ses faiblesses. Je ne vais pas gâcher le plaisir de l'exploration, mais sachez que vous aurez à faire à des momies, des blobs qui vous pourriront la vie, des fourmis géantes et plein d'autres. Non, jeune padawan ! Tu seras muni de beaucoup d’armes pertinentes telles que le ballon de rugby, des assiettes, des extincteurs, des bazookas, des tondeuses, et bien d'autres surprises du genre. Aïe ! Ce satané zombie m’a mordu ! Comment je fais pour regagner de la vie ? Tu seras aussi muni d'objets providentiels comme des trousses de soin, des clowns gonflables, des clés, de nombreuses potions, etc ... Oh la ferme ! Laisse-moi donc parler des graphismes. L'art de contourner les problèmes La patte graphique est plus que correcte car c'est joli et très propre. C'est un régal pour les yeux car la palette de couleurs est variée donnant aux différents niveaux des tons assez sombres tout en restant vif et colorés. L'animation des différents ennemis est très réussie, notamment pour les blobs roses, et les concepteurs n'ont pas été avares en sprites. Une fois arrivés dans les niveaux plus avancés, notre rétine prend une claque (j'arrive pas trop à me l'imaginer par contre) visuelle car on peut noter que les niveaux se passent à différents moments de la journée, nous donnant des éclairages plus vifs que certains et on peut même observer dans certains niveau que le soleil se couche pendant le niveau. L'un des principaux points forts du jeu réside dans son ambiance, ça on l'a déjà dit. Mais aussi par son moteur graphiques, si je puis m'exprimer ainsi. En effet, dans pas mal de jeu sur la console, il n'y a plus de vie hors écran et l'action se cantonne à ce qui se passe dans le champ de vision du joueur. Ici, la vie règne dans tout le monde et les ennemis sont bel et bien présents en temps réel partout. La conséquence à tout cela fait que le jeu n'est pas scripté (sauf à certains endroit mais assez rares), et si les ennemis se déplacent même quand on les voit pas, ce la veut dire que les voisins risquent de se faire tuer à tout moment. A vous de gérer votre temps pour tenter de sauver le plus de gens possible. Chose très importante à savoir : les différents murs sont destructibles ! La plupart des murs sont légèrement fissurés sur le dessus et si l'on se muni de son fidèle bazooka (ou que l'on prend la potion qui nous changent en loup-garou violet, et oui ! Avec des poings destructeurs et tout !), qu'on ajuste le tir et que l'ont fait feu, le mur explose, vous créant un nouveau passage. Ça paraît rien comme ça, ou alors d'un petit plus, mais il va falloir s'en servir beaucoup. Mettons nous en situation : -Vite dépêchons nous, il faut sauver le clébard qui est derrière le mur alors qu'un monstre s'apprête à le dévorer ! (Bon soyons réaliste, le temps de dire ça le clébard en question s'est déjà fait bouffer, mais rappelons qu'il s'agit d'une mise en situation) -Pas de problème ! Je prend mon bazooka, je tire contre le mur et je créé une autre entrée ! -Super, j'ai pile le temps de tirer sur la créature et toi tu fonce sur le chien pour le récupérer. Ou encore : -Mince, cet individu masqué et potentiellement dangereux, car muni d'une hache, va nous attaquer et nous sommes dans un cul-de-sac ! -Pas de problème ! Je prends mon bazooka, je tire contre le mur et je créé une autre entrée ! -Super, nous pouvons à présent nous enfuir ! Bon je crois que vous avez saisi le principe. On peut également défoncer les portes si l'on a plus de clés pour les ouvrir. Pratique. Le moteur graphique offre de nombreuses possibilités ainsi qu'une multitude d'opportunités, ce qui fait qu'aucune partie n'est similaire.
Parlons dès à présent du mapping. La conception des niveaux est travaillée et l'on se prend finalement la tête pour parfois tourner en rond comme des ânes. Ce problème survient surtout dans les mondes-labyrinthe, et moins dans les endroits fermés tel que le centre commercial ou encore la pyramide. Heureusement, nos héros possèdent un radar à voisins qui n'affiche cependant que l'emplacement de ceux-ci par la présence de points, ce qui vous donne une idée vague d'où les infortunés se trouvent. Vu la complexité du mapping, il n'est parfois pas évident de trouver son chemin et les culs-de-sac sont nombreux. Mais alors que faire contre ce défaut du jeu ? Va t-il se retrouver dans le côté "point négatifs" de ce test ? - Pas de problème ! Je prend mon bazooka, je tire contre le mur et je créé u... LA FERME ! On a compris bon sang ! Donc vous ne serez jamais bloqué et cela rend le jeu très agréable.
C'est bien beau tout ça, mais une fois le pad en main, c'est comment ? Nous arrivons à la partie gameplay du jeu. Une fois la manette en main, on se rend vite compte que les touches sont très simples d'utilisation et que le gameplay est très accessible : on se dirige avec la croix multi-directionnelle, A sert a changer d'objet spécial, B sert à changer d'arme, X sert à utiliser un objet spécial, Y pour tirer avec votre arme, et enfin, L et R servent à ouvrir/fermer le menu radar. Je vous avez pas dit que c'était simple ? Mais le gameplay si bien pensé n'est pas si facile à prendre en main que ça. Le personnage répond merveilleusement aux contrôles, mais lorsqu'on arrive à un moment critique et qu'on se fait assaillir de partout, il devient difficile de s'y retrouver dans la panique. Donc, on se trompe de bouton entre celui du changement d'objets et celui des armes, on s'emmêle et on perd un temps précieux. Bon bien sûr, une fois la phase d'adaptation passée, on en vient à ne plus se tromper mais là arrive un autre souci qui n'en est pas forcément un. On dispose de nombreux objets et armes et vous verrez qu'en situation de panique, cela devient dérangeant car il est assez long de fouiller dans son inventaire et si l'on l'on rate l'objet convoité, on doit refaire le tour de l'inventaire. C'est frustrant ! Mais est-ce vraiment un aspect mal pensé ? Pour ma part, je ne pense pas. Sachant que le jeu se joue à deux, les joueurs se doivent d'être complémentaires au niveau des objets pour pouvoir répondre à toutes les situations. De même, cela augmente le stress occasionné par l'univers où vous n'êtes finalement jamais en sécurité. On peut donc voir cela comme un avantage ou un inconvénient. Outre la prise en main, on se rend bien vite compte que chaque arme et objet fonctionne de manière différente et ne correspondent pas à tout les ennemis. Par exemple, les zombies sont faibles et succomberont en une charge à eau de votre pistolet, les poupées tueuses reculent au contact de la même arme, mais sont sensibles aux canettes de soda et tout les ennemis possèdent leurs propres bêtes noires dans votre arsenal d'armes. Pour ce qui est de leur utilisation, le pistolet tire en ligne droite sur une courte trajectoire, tandis que les canettes se lance en l'air et explosent plus loin sur le sol (ce qui représente au final des grenades en plus soft, non ?), mais ont le mérite de passer par dessus les murs et autres obstacles, ce qui n'est pas négligeable. Nous allons d'ailleurs faire une liste des armes : LES ARMES
Les armes n'étant pas votre seul atout, vous disposerez d'objets spéciaux (pour ne pas dire magiques parfois) avec elles aussi leurs atouts, leurs faiblesses et leurs utilisations propres. Faisons une mise en situation (oui, je sais, encore ... ) : -Diantre, ce sosie de Jason Voorhees colle à notre postérieur et se rapproche dangereusement ! -Pas de soucis, je lâche ce clown gonflable qui fera office de leurre et il s'en prendra à lui, ce qui nous permettra de nous enfuir ou de l'achever pendant sa lutte effrénée contre ce morceau de caoutchouc. -Magnifique, tu as vraiment réponse à tout ! Donc, à part le clown gonflable, qui est assez décalé dans le genre, vous aurez des objets moins originaux tel que la trousse de soin pour se ... *roulement de tambour* .... soigner ! Tiens, la barre de vie, parlons-en. Vos points de vie sont représentés par des bâtons colorés en haut de l'écran qui se dénombrent en 10 points de vie au totale. Pour ce qui est des dégâts, c'est simple comme bonjour : on se fait toucher, on perd un point de vie. Certaines attaques peuvent vous faire plusieurs points de vie, comme par exemple les (satanés !) blobs roses évoqués plus haut qui vous lâchent une niak sur le coin du visage et vous empêchent de vous défendre ou d'attaquer. On en vient rapidement à les détester. Un petit listing des objets spéciaux, ça vous tente ? Tant pis pour ceux qui ont répondu "non" : LES OBJETS SPECIAUX
Comment peut-on faire un paragraphe sur le gameplay sans parler des ennemis ? Comme l'indique le titre du jeu, vous trouverez des zombies. Ce sont les ennemis de base, qui reviennent tout le temps n'importe où (ou presque. Les petites maisons font office d'exception et permettent finalement au joueur de souffler un peu mais pas trop car vos voisins attendent vos secours.), qui marchent tranquillement, et qui vous foncent dessus lorsque vous entrez dans leur champ de vision. Inoffensif quand il sont seuls, vous pouvez vite être submergé mais on s'en débarrasse assez facilement. Un fois que vous avancerez un peu plus dans les niveaux, vous vous rendrez compte que les zombies sont finalement des agneaux comparés à certaines des créatures que vous aller devoir combattre (ou esquiver, cela dépend de la façon dont vous jouez). L'approche sera toujours différente car les monstres ont leurs facultés propres et leurs manière bien à eux de parvenir à vous occire. Si vous vous retrouvez en face d'un loup garou, lui tirer dessus avec le pistolet à eau risque de prendre du temps et il existe un moyen de lui faire lâcher prise d'un seul coup. Je vous laisse trouver, mais je précise que j'ai laisser un indice dans le test. Du même coup, tout les ennemis ont leurs faiblesses : vous vous rendrez vite bien compte que les poupées sont sensibles au soda, les blobs au bâtonnet glacés (assez dur à leur placer en pleine tronche), les gros bonhommes à la hache sont indestructible et peuvent être immobilisés (sauf si l'on suit l'astuce un peu plus haut), etc ... Toute une panoplie de possibilités qui font la richesse du gameplay et le plaisir de la complémentarité en coopération. Pas de jaloux, on a fait un listing des armes et objets spéciaux, alors lançons nous dans celui des monstres : LES MONSTRES
Ça nous en fait un bon paquet en tout et je compte même pas certains boss atroces. Je n'ai mis qu'une partie des armes, objets et ennemis volontairement, pour vous laisser le plaisir de la découverte (agréable comme désagréable). "Chéri, y'a le p'tit des voisins qui m'as tiré par l'bras en disant qu'il fallait qu'il me sauve des zombies ou j'sais pas quoi. Faut pas les laisser jouer trop longtemps aux jeux vidéos c'jeunes là. Jeunesse décadente, va !" Mais oui Edmond, mais oui ... Là où le jeu frappe fort, et où on ne l'attend pas forcément, c'est son ambiance ponctuée par la musique, le climat sonore et les graphismes. Attardons nous sur les musiques qui nous proposent rien de ce que l'on a pût écouter dans un jeu. Elles sont à la fois très immersives, travaillées, bizarres et inquiétantes. Certaines sont assez amusantes car la petite mélodie (je pense au premier monde notamment) va vous trotter dans la tête pendant longtemps. Diabolique n'est-ce pas ? Elles sont prenantes, enjouées et ponctuent bien la progression du joueur. Possédant cette sonorité propre aux films d'horreur d'antan, cet espèce de son tremblant, on retrouve l'univers glauque mais toujours décalé des ces films d'horreur d'an ... Oula, je me répète là. L'ambiance sonore est de très bonne qualité, les bruitages sont excellent et les voix amusantes. Lorsqu'on lâche un clown, il se met à rire comme un demeuré par exemple, les zombies émettent des râles quand ils vous chargent, on entend le loup-garou hurler avant de l'apercevoir et toutes ces choses créent des réactions chez le joueur : "Mince, voilà un loup-garou ! Munie toi de ton *** pour le tuer d'un coup.", ou "J'ai entendu une explosion, un Jason a dût défoncer un mur, éloignons nous.", ou encore "j'ai entendu un bruit, hâtons nous de nous mettre à l'abri, diantre !". Car il y a une chose intéressante dans l'ambiance sonore : on entend parfois un rire, un râle, un cri, un bruit, même s'il n'y a pas d'ennemis tout près. Cela permet de mettre le joueur toujours aux aguets. Astucieux ! Les musiques ne plairont pas à tout le monde, mais elles sont d'excellente facture et collent à merveille à l'univers du jeu. La palme de la meilleure musique revient à « Mars Needs Cheerleaders » qui est vraiment terrible et dégage un je-ne-sais-quoi de génial qui fait que je l'adore. D'ailleurs, même si vous n'aimez pas la bande son, elle vous restera en tête et vous verrez que le jeu sans sa musique, c'est comme un morceau de gruyère sans trous.
Sacrebleu, je me suis fait inhaler par ce rustre, on s'en refait une ? Abordons le sujet de la durée de vie, parce que c'est bien beau un jeu immersif, beau et plaisant, mais on peut y jouer longtemps ? Autant vous le dire, la durée de vie est bonne car nous avons au total 48 niveaux avec en plus 7 niveaux bonus servant à se remplir l'inventaire au passage. Voilà qui n'est pas négligeable. La difficulté est relative au temps qu'il vous faudra pour piger les ficelles de ce jeu. Lors de la première partie, on ne comprend pas les subtilités du jeu, mais un fois qu'on commence à se monter ses propres combines, cela devient plus aisé de finir les niveaux sans trop de bobos. Donc au début, c'est assez corsé. Seul, vous aurez accès à plus de munitions qu'il ne vous en faut, mais à deux, il va falloir partager et bien se coordonner pour venir à bout des ennemis (Je vous conseille de converser par micro, par exemple Skype, plutôt que par le Chat si vous jouez en ligne. C'est plus simple car si vous arrivez à écrire "aide-moi, je me fais poursuivre par un ******* avec une ****** d'arme de ***** " pendant que le ******* en question vous poursuit, je vous tire mon chapeau (que j'irais m'acheter au préalable)). Les nombreux niveaux sont variés et on prend vraiment plaisir à les visiter, même si ce plaisir se trouve atténué par le fait qu'on veut vous croquer les fesses tout le temps. Au delà de l'objectif principal qui est de sauver les voisins en danger constant, les objets d'une aide précieuse sont disséminés partout dans les niveaux et sont parfois même cachés derrière un arbre, dans une salle dont il faut défoncer le mur pour y pénétrer, ou autre situation sadique créée par les développeurs. Autant vous dire que tout l'aide matériel dont vous pouvez bénéficier sera la bienvenue et que vous ne pouvez finir sans un maximum de soins et d'armes. L'aspect exploration des niveaux est jouissif et on prend plaisir à tout visiter pour ne pas oublier d'objets importants, mais ne traînez pas trop toutefois, vos voisins risques leurs miches pendant que vous ramassez des tomates quand même ! Lorsqu'on arrive à l'écran d'accueil, on peut voir que seulement deux options nous sont présentées : "Start" et "Password" (et "options" pour la version américaine). Et là, on arrive au principal souci de Zombies : son système de password. On ne peut donc pas sauvegarder, mais on nous fournit toutefois un assortiment de lettres faisant office de mot de passe tout les quelques niveaux. C'est super, si on se fait tuer, on peut reprendre au niveau ou à quelques niveaux avant celui-ci. C'est bien, en effet, mais la surprise finalement prévisible est que l'ont perd la totalité de son ex-inventaire. Pas évident de se retrouver vers les dernier niveaux avec son pistolet à eau sous le bras. Risible même. L'astuce consistera seulement à reprendre un mot de passe antérieur pour revenir quelques niveaux en arrière et récupérer quelques objets. Allez, allez, on se tient la main et on y va ! Partie indispensable pour moi à traiter : le jeu en coopération. Bien qu'il laisse la possibilité de jouer seul, Zombies est un jeu qui se déguste en binôme. Plus subtil qu'il n'y paraît, on peut y voir un run and gun simple mais efficace quand on le commence à deux, mais on se rendra bien vite compte que ça coince au bout d'un moment et qu'on ne fait que mourir. Lorsqu'on joue à deux, l'idéal est d'être complémentaire et de se répartir les tâches en prenant des armes différentes pour éviter de chercher un objet dans le menu. La distribution d'objets se trouve plus réduite et il est important de ne pas prendre les même armes lorsqu'on se retrouve dans un monde avec des ennemis variés pour pouvoir faire face à tout les cas de figure. Partagez vous équitablement les armes et munitions et n'hésitez pas vous réservez une arme en particulier. Gardez toujours un Clown à portée de main quand vous pensez que vous aller être submergés, pendant que l'autre se contente de détruire les murs et de faire du repérage par exemple.
Le fun est garanti à deux et franchement, on en redemande. Une vraie partie de plaisir.
Vous en voulez encore ? Et bien c'est fini ! Bon, c'est pas très sympa de dire ça en fait. Zombies a donné une suite avec le jeu Ghoul Patrol sorti sur notre super nes adorée. Pas de quoi être dépaysé ici, on retrouve les mêmes mécaniques de jeu. Il n'est malheureusement pas au niveau face à son aînée car l'ambiance change du tout au tout, l'humour n'est plus aussi présent et la difficulté qui faisait le challenge a été revue à la baisse. On acquiert le droit de sauter, faire une glissade en avant et c'est franchement plus agréable et le gameplay change du même coup. Dommage car les devs n'ont pas bien exploité tout cela. Loin d'être une daube, il est juste moins fun et immersif que son aîné.
Et il effleura du doigt la perfection ...
En dépit de toutes ses qualités (et elles sont nombreuses), Zombies n'est pas parfait et écope de pas mal de défaut qui mènent à la frustration. Malgré une immersion totale, un rythme haletant et un univers décapé, le soft souffre de bugs de collision qui font que, parfois, on va se retrouver à essayer de fuir et se retrouver coincés par les limites d'un objets qui ont été mal définis (un bout de murs, un tonneau, ou autre) ce qui a pour effet de vous prendre une torgnole par votre poursuivant. Et les courses poursuites contre un ennemi tenace sont légions dans le jeu. De même qu'il va falloir parfois viser au millimètre prés pour tuer un ennemi (on pense notamment aux plantes vénéneuses) et s'y reprendre à plusieurs fois pendant qu'on se fait latter. Outre ce souci de collision, la maniabilité est perfectible dans le sens où vous possédez beaucoup d'objets et d'arme et, une fois l'ennemi (parfois plus rapide que vous) à vos trousses, il va falloir courir pour changer d'objet/arme pour pouvoir affronter la situation dans laquelle vous vous trouverez. Ça devient très frustrant au bout d'un moment, surtout qu'on en vient parfois à se tromper de touche et d'utiliser du coup un objet qu'on voulait garder, ou encore de changer sa disposition d'arme (ce qui oblige à farfouiller dans le menu pour reprendre les bons objets). Vous vous arracherez forcément les cheveux au bout d'un moment (donc jouez au jeu seulement si la calvitie vous va bien) mais on se demande si ce n'est pas ce que les créateurs voulaient : nous plonger au sein d'un univers oppressant et haletant. Les boss sont ignobles, certaines créatures (pour pas dire toutes ...) sont horribles, et impossible de prévoir un inventaire (même deux avec un compagnon) qui pourra faire face à toutes les situations, ce qui oblige à changer tout en courant au milieu des monstres. À noter que vous n'aurez pas le droit à l'erreur car le game over s'obtient facilement. Une fois joué à ce jeu, le mot "frustration" se justifie au sein de la langue française. Petite touche d'humour Lorsqu'il est sorti, le jeu est passé par la case Nintendo, et donc par la case censure. Donc pour limiter la violence du jeu au maximum, Jason se retrouve avec une hache dans la version française et avec une tronçonneuse dans la version japonaise. Du coup, c'est sûr que se faire poursuivre par un mec avec une hache au lieu d'une tronçonneuse, c'est bien plus rassurant et moins violent. Merci Nintendo ! Conclusion Finalement, le jeu vise un public en particulier : tout le monde. Qu'on soit amateur de challenge, simple joueur occasionnel, joueur invétéré, chauve, poilu, mélancolique, drogué ou un gros dinosaure orange, ce jeu est fait pour vous. Il a le mérite de proposer une aventure immersive et agréable, une façon de jouer simple mais qui se révélera finalement plus complexe à maîtriser, un bestiaire fourni, un mapping du tonnerre et une ambiance ô combien jouissive. Malgré sa difficulté élevée, le taux de frustration qu'il provoquera chez vous, et quelques soucis de gameplay, aucun de ces inconvénients ne sera un obstacle au plaisir qui vous emplira en jouant. J'ajoute toutefois que pour comprendre le jeu, il faudra jouer bien plus que les premiers niveaux et saisir les mécaniques de jeu qui le rendent bien plus complexe qu'il n'y paraît. LucasArts a apporté un énorme travail de design, de couleurs, de composition musicale, de diversité, et finalement un jeu qui pourrait être linéaire ne l'est pas. Oh, mais arrêtez de lire mon test et mettez vous à jouer à Zombies bon sang ! Bon, j'ai finis mon test, je vais pouvoir aller me faire un barbec... ArGh ! Des zombies ! Non, non ! Lâchez- moi ! AAAaaaaaaaaaaaaaa.......
> 9 membres ont commentés:
Note moyenne : 18.00/20
=> posté le 19 Avril 2010 à 13h16 Très bon dossier, extrêmement bien réalisé 8)
=> posté le 21 Avril 2010 à 18h19 Ton test m'a tué de rire :D
Tu décris très bien le jeu, le gameplay bref parfait :D
=> posté le 23 Avril 2010 à 18h28 Ce test est très bon, complet, bien rédigé et bidonnant... surtout qu'il concerne un jeu auquel je n'ai jamais joué!
=> posté le 24 Avril 2010 à 00h09 Un test très plaisant à lire, encore bravo!
Aussi, le fait de relever le clin d'oeil de day of the tentacle aurait été sympa ;)
=> posté le 25 Avril 2010 à 12h27 Ca fait plaisir de voir que mon travail plaît ! [embarasse]
Pour le clin d'oeil à Day of the Tentacle, je voulais le mettre mais je l'ai complétement zappé lors de la rédaction. [confu]
=> posté le 27 Avril 2010 à 21h39 Je connaissais ce jeu depuis super longtemps (lors de sa sortie en test magazine) mais il m'avait jamais vraiment attiré.
Entre ton test aussi déjanté que le background du jeu et le p'tit clin d'oeil à "Day of the Tentacles", ça donne envie!
Dommage qu'il n'y ai pas de gif animé dans ton test.
=> posté le 29 Avril 2010 à 08h46 "Dommage qu'il n'y ai pas de gif animé dans ton test."
Remarque pertinente !
J'avoue que je voulais en mettre au début, mais en y réfléchissant bien, j'ai pris la décision de ne pas en incorporer. Quand je lis un test avec des gif sur snes-fr, en pleine milieu de phrase, mes yeux arrivent toujours à se poser sur un gif pas loin, et ensuite je ne retrouve plus où j'en était XD
C'est pour vous obliger à lire tout d'une traite. Diabolique, non ?
=> posté le 11 Mai 2010 à 13h25 Je trouve que tu à fait un super boulot. Ce test est très complet et nous redonne envie d'y rejouer ^^
Sur ce, j'attend de nouveau test de toi avec impatience.
=> posté le 19 Juillet 2010 à 23h55 J'avais essayé le jeu il a 2-3 ans et j'avais pas accroché. mais après avoir lu ton text ça ma donné le gout d'y rejouer. ton text est excellent il donne au lecteur l'envie d'y jouer, ce que tout bon text dois faire.
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